1. Sahara - Chapitres 1 à 8


    Datte: 28/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    ... des coups d’œil à Nadia dans le rétroviseur.
    
    Au sommet, ils découvrirent l’ermitage de Charles de Foucauld et surtout un panorama à couper le souffle sur tout le massif du Hoggar. Le soleil commençait sa descente, teintant les roches de rouge et d’or.
    
    — C’est ici que le père de Foucauld venait méditer, expliqua Amara. On dit que le désert révèle la vérité cachée au fond de chaque être.
    
    Nadia frissonna. Quelle vérité le désert était-il en train de révéler en elle ?
    
    Pendant que Karim photographiait le coucher de soleil, Amara s’approcha d’elle.
    
    — Vous n’êtes pas heureuse, dit-il à voix basse.
    
    Ce n’était pas une question. Nadia sursauta.
    
    — Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
    
    — Vos yeux. Ils sont tristes, malgré votre sourire.
    
    — Vous vous trompez. J’aime mon mari.
    
    — Je ne dis pas le contraire. Mais aimer ne suffit pas toujours.
    
    Il y eut un silence. Au loin, Karim criait d’admiration devant les couleurs du couchant.
    
    — Qu’est-ce que vous voulez dire ?
    
    — Que vous méritez de brûler, pas seulement d’exister.
    
    Ces mots la percutèrent comme une flèche. Brûler. Oui, c’était exactement ce qu’elle ressentait depuis qu’elle était arrivée ici. Cette envie de flammes qu’elle n’avait jamais connue avec Karim.
    
    — Il ne faut pas dire des choses comme ça, murmura-t-elle.
    
    — Pourquoi ? Parce que c’est interdit ? Le désert se moque de vos interdits.
    
    Karim revenait vers eux, appareil photo à la main, rayonnant.
    
    — Fantastique ! Ces couleurs sont ...
    ... incroyables. Tu as vu ça, Nadia ?
    
    — Oui, magnifique.
    
    Elle avait du mal à retrouver sa voix normale. Amara s’était éloigné, mais elle sentait encore sa présence comme une brûlure.
    
    Sur le chemin du retour, tandis que Karim commentait les photos qu’il venait de prendre, Nadia fixait la nuque d’Amara. Ses cheveux noirs qui frisaient légèrement, sa peau mate, la façon dont ses mains tenaient le volant avec assurance.
    
    « Vous méritez de brûler, pas seulement d’exister. »
    
    Cette phrase tournait en boucle dans sa tête. Pour la première fois de sa vie, elle comprenait ce que ces mots voulaient dire.
    
    De retour à l’hôtel, pendant le dîner, elle ne put s’empêcher de chercher Amara du regard. Il était là, servant aux autres tables, mais évitait soigneusement la leur. Était-ce par respect pour son mari ou pour préserver l’intimité de leurs échanges ?
    
    Karim était d’excellente humeur.
    
    — Cette journée était parfaite, dit-il. Demain, on fait quoi ? Les dunes de l’Erg Admer ?
    
    — Comme tu veux, répondit-elle machinalement.
    
    Ce soir-là, dans leur lit, Karim tenta de nouveau de lui faire l’amour. Mais pour la première fois de leur mariage, Nadia ne put pas feindre. Son corps refusait de répondre à ses caresses habituelles. Elle pensait à d’autres mains, à d’autres lèvres, à cette promesse de flammes qu’on lui avait murmurée.
    
    — Tu es fatiguée ? demanda Karim, déçu.
    
    — Un peu, oui. Cette journée m’a épuisée.
    
    Il l’embrassa sur le front et se tourna de l’autre côté. En ...
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