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Sahara - Chapitres 1 à 8
Datte: 28/04/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds
... nom. Karim s’endormit rapidement, satisfait de cette première journée réussie. Nadia resta éveillée longtemps, écoutant les bruits de la nuit désertique. Quelque part dans l’hôtel, elle savait qu’Amara veillait. Le désert avait déjà commencé son œuvre. Comme l’avait dit Moussa : ça change les gens. Elle ne savait pas encore à quel point. # Chapitre 3 – L’Excursion Le deuxième jour se leva dans un ciel sans nuages. Karim avait organisé une excursion à dos de chameau dans les dunes proches, suivie d’un déjeuner berbère sous une tente traditionnelle. Nadia avait accepté sans enthousiasme, mais elle se laissa surprendre par la beauté sauvage du paysage. Amara les accompagnait comme guide. Il montait son propre chameau avec l’aisance de ceux qui ont grandi dans le désert, tandis que Karim et Nadia peinaient à trouver leur équilibre sur leurs montures. Les animaux avançaient d’un pas lent et régulier, créant une bercement hypnotique sous le soleil déjà intense. — Attention à ne pas vous exposer trop, conseilla Amara en se rapprochant du chameau de Nadia. Le soleil du désert ne pardonne pas. Il tira de sa sacoche une écharpe blanche qu’il lui tendit. — Couvrez-vous les épaules et le cou. Quand elle prit le tissu, leurs mains se touchèrent plus longuement que nécessaire. Nadia sentit une décharge électrique parcourir son bras. Amara ne détourna pas le regard, et elle y lut quelque chose qui la troubla profondément. — Merci, murmura-t-elle. Karim, ...
... quelques mètres devant, luttait avec les rênes de son chameau et n’avait rien remarqué. Pendant le déjeuner sous la tente, Amara raconta les légendes du désert, les histoires de ses ancêtres nomades. Sa voix grave captivait Nadia, qui ne quittait pas ses lèvres des yeux. Karim, lui, posait des questions techniques sur la vie dans le Sahara, toujours pragmatique. — Vous avez de la chance d’avoir épousé une femme si belle, dit soudain Amara en regardant directement Nadia. Karim sourit, flatté. — C’est vrai, j’ai de la chance. — Chez nous, on dit que la beauté d’une femme est comme une oasis. Elle attire tous les voyageurs assoiffés. Cette fois, le sous-entendu était clair. Nadia rougit violemment et détourna le regard. Karim, absorbé par son tajine, ne saisit pas la métaphore. L’après-midi, ils rentrèrent à l’hôtel pour échapper à la chaleur écrasante. Nadia prétexta un mal de tête pour rester dans la chambre pendant que Karim descendait se baigner dans la piscine. Seule, elle n’arrivait pas à chasser l’image d’Amara. Ses mains brunes et fortes, son regard qui semblait voir au-delà des apparences, sa façon de la déshabiller du regard. Elle se surprit à imaginer ces mains sur sa peau, et une chaleur différente de celle du désert monta en elle. En fin d’après-midi, ils partirent pour l’Assekrem, le point culminant du Hoggar. Le 4x4 gravit les pentes rocailleuses dans un paysage lunaire d’une beauté saisissante. Amara conduisait, jetant de temps à autre ...