1. Salon de coiffure pour hommes


    Datte: 28/04/2026, Catégories: #collaboratif, fh, coiffure, Auteur: ClubAA, Source: Revebebe

    ... aguichante coiffeuse :
    
    — Ah, mais quelle salope, celle-là !
    — Voyons, Madame Bourmalon, un peu de retenue !
    — Ah oui ? Comment vous appelez une créature qui montre son décolleté et ses cuisses à tous les hommes, y compris au vôtre ?
    — Jean-Amédée n’oserait jamais mettre les pieds chez elle !
    — Ah oui ? Pourtant, c’est bien lui que j’ai vu dans la salle d’attente…
    
    Max n’en avait que faire, elle n’écoutait pas les racontars. Elle aimait se montrer à son avantage.
    
    Aujourd’hui, elle a revêtu une blouse blanche par-dessus sa traditionnelle mini-jupe noire en cuir moulant ses fesses et des bottes grimpant jusqu’aux genoux, mais comme de coutume, elle a oublié son soutien-gorge. D’ailleurs, elle n’en porte jamais. C’est un choix uniquement dû au fait qu’elle déteste ces ustensiles, pour elle, absolument inutiles.
    
    On pourrait croire qu’elle est une infirmière de bloc. Comme elle, Max manipule des objets contondants, tranchants, mais la paire de ciseaux remplace ici le bistouri. Quoique la coiffeuse possède aussi parfois sous la main un rasoir à l’ancienne… très tranchant…
    
    Et dissuasif…
    
    Sa blouse est volontairement choisie, un poil trop petite, ce qui fait que des jours se créent et permettent à un regard avisé d’aller jeter un petit coup d’œil par-dessous le tissu. Elle aime se montrer aguichante.
    
    Max a pour habitude de laisser son salon ouvert lors de ses pauses ou de ses repas du midi pris sur le pouce. Il arrive fréquemment qu’elle trouve des clients déjà ...
    ... sur place à son retour, lisant des magazines ou des romans, comme quelquefois debout face au mur où les portraits de la maîtresse des lieux sont exposés.
    
    Elle jeta un regard circulaire autour d’elle en refermant la porte d’entrée et salua en souriant ses clients assis sur la longue banquette de cuir brun et patinée par les années. Les clients sont des habitués et ce constat raviva la bonne humeur défaillante de la coiffeuse. Elle venait de vivre une mésaventure qui l’avait mise dans une colère, certes un peu idiote, mais qu’elle n’avait pu étouffer.
    
    La belle brune traversa le salon de sa démarche lascive et pourtant naturelle pour se diriger vers le comptoir. Debout, les mains soudées à ses hanches, elle observa un long moment les habitués du salon qui la dévoraient des yeux. Puis, elle bougea et s’avança pour se placer au centre de la grande pièce. Elle connaît assez sa clientèle pour oser narrer sa petite mésaventure.
    
    — Non mais… Je reviens de ma pause déjeuner… Figurez-vous que j’ai été traitée d’allumeuse. J’ai envoyé le type bouler, bien sûr ! Et là… Il me dit qu’il préfère les blondes ! Que je dois être frigide ! Une salope d’allumeuse frigide !
    
    Une nouvelle flambée d’agacement fait briller les yeux noirs de la coiffeuse.
    
    — Allumeuse ! Frigide ! J’étais pourtant persuadée que les machos n’existaient plus !
    
    Assis dans un des fauteuils alignés le long du mur, en attendant son tour, Albert sursaute :
    
    « C’est qui celle-là ? Elle ne va tout de même pas ...
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