-
Salon de coiffure pour hommes
Datte: 28/04/2026, Catégories: #collaboratif, fh, coiffure, Auteur: ClubAA, Source: Revebebe
... que je viens de t’énoncer ? — Heu… Oui. — Bon alors, tu fonces chez toi maintenant, espèce de grosse baderne ! Max se releva, prit sa sœur dans ses bras et l’embrassa tendrement sur chaque joue. — Ma sœur chérie, t’as toujours été de bon conseil. Tu crois qu’avec ça elle ne recommencera plus ? — J’en suis sûre. Allez, vas-y gros bêta. Gaspard quitta le salon, un sourire béat aux lèvres, suivi de peu par un Robert plus guilleret que jamais. Max se tourna vers ses habitués qui attendaient bien sagement leur tour. Parmi eux, monsieur Cardestin se montrait l’un des plus assidus. Il venait régulièrement tous les quinze jours. Âgé d’une quarantaine d’années bien tassées, il vivait seul avec sa mère et un chat nommé Bidule dans un petit appartement et faisait profession de verbicruciste, malheureusement l’intelligence artificielle,l’I.A comme on dit pour faire intelligent tendait à lui bouffer son boulot, ce qui lui donnait beaucoup de soucis. Il songeait à se reconvertir en nettoyeur de scène de crime ou testeur de nourriture de chats et chiens, sans grand enthousiasme. Aussi venait-il se relaxer dans son salon de coiffure préféré. Il entretenait avec soin ses cheveux bruns qui commençaient malheureusement à se parer de fils d’argent.La faute aux soucis ! se disait-il. Or, aujourd’hui, il se sentait un peu patraque. Peut-être était-ce dû à la chaleur régnant dans le salon, ou à Max elle-même, la colère la rendant plus attirante encore. Plus elle gesticulait, ...
... plus sa blouse remontait et dévoilait ses fesses, plus il avait chaud. — M’sieur Régis, c’est à vous, passez au shampoing s’il vous plaît. Régis Cardestin se leva, fit quelques pas en direction des bacs, devint aussi blanc qu’eux et s’effondra dans les bras accueillants de la patronne. — M’sieur Régis ! glapit la coiffeuse en le retenant de ses bras potelés. Elle l’allongea sur le sol, lui tapota les joues sans qu’il réagisse. — Vite, appelez les pompiers, il me fait un malaise ! disait-elle en passant un linge humide sur le visage de son client. En désespoir de cause, elle lui déboutonna sa chemise, posa son oreille sur la poitrine dénudée, réclama le silence et annonça d’une voix blanche : — Il a le beur qui cat, mais il ne respire plus. Elle entreprit de lui pratiquer du bouche-à-bouche, comme elle l’avait appris lors d’un cours de secourisme donné par un pompier il y a quelques années. Elle inclina la tête du pauvre monsieur Régis, lui boucha les narines, lui ouvrit la bouche (heureusement qu’il n’était pas encore testeur de nourriture canine), respira un grand coup et souffla dans les bronches du malheureux. Le simple fait de prendre une grande respiration lui fit péter les boutons de sa blouse. C’est alors que Monsieur Cardestin reprit ses esprits, se retrouvant nez à tétons avec la plus belle paire de nichons bio de toute la région. — Je suis au Paradis, murmura-t-il dans un grand sourire avant de retomber dans les pommes. À cet instant, ...