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L'odyssée de l'abeille épisode 1
Datte: 27/04/2026, Catégories: Humour #nonérotique, #aventure, #fantastique, ff, odeurs, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... haut dans le ciel. Nous voyageons au-dessus des nuages, au-dessus de la mer Égée. De Pégase émanent une force, une farouche volonté qui m’inspire des sentiments de plénitude, d’insouciance et d’invincibilité. Nous amorçons notre descente et nous passons la barrière de nuages. Se dévoile devant mes yeux un paysage désolé, toute verdure a disparu, tout au sol semble calciné depuis les vieux arbres jusqu’aux quelques rares habitations – preuves qu’il y avait de la vie dans cette partie de l’île. Pégase me fait comprendre qu’il est temps pour nous de prendre congé et me laisse au milieu de nulle part, seule sur ces terres arides. Avec son départ, toute mon énergie s’étiole, toute l’assurance dont je faisais preuve s’en va. Je pense qu’Apollon s’est foutu de ma tronche : reprendre une discussion dans un temple de Xanthos, mon cul, oui ! Ce que je peux être gourde moi ! Il n’y a pas âme qui vive à des lieux à la ronde. Je préfère me changer : une toge, avec des claquettes c’est joli, mais ce n’est pas pratique. Dans mon sac, ne manque que mon ensemble de lingerie resté sur le corps magnifique de la déesse de l’amour. Les pieds dans des chaussures fermées, je vais pouvoir parcourir une longue distance sans trop de soucis. Le sol est en pente et j’atteins une sorte de promontoire duquel je peux à loisir étudier le paysage qui s’étend jusqu’à l’horizon. Derrière moi, l’immensité bleue de la mer me décourage d’emprunter cette voie. Devant moi et sur les côtés, tout ...
... n’est que désolation, j’ai l’impression d’être sur Mars. Il n’y a rien sinon des terres dévastées, pas l’ombre d’une ville, pas l’ombre d’un village, pas l’ombre d’une activité humaine. Il est tard dans l’après-midi, le soleil décline, il faut que je me trouve un endroit pour bivouaquer. Depuis le ciel, j’avais aperçu à l’ouest de ma position les restes d’une vieille bâtisse. Aussi est-ce là que je vais passer la nuit. Demain, j’aviserai. Construire une embarcation ou rejoindre la ville de Xanthos, si ville il y a. Je n’ai rien à manger : juste un feu pour me réchauffer et la voûte céleste en guise de spectacle. Il n’y a plus un nuage, la lune pleine illumine la plaine d’un pâle halo. Je contemple la nuée d’étoiles, devine les constellations, ou cherche les géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Vénus et Uranus. — Comment les appelle-t-on ici ? Zeus, Cronos, Aphrodite et Ouranos ? Ont-ils connaissance des planètes de notre galaxie ? Les Grecs étaient très en avance sur leur époque, il ne m’étonnerait pas qu’ils en savaient bien plus qu’on le suppose. J’en suis là dans mes pensées lorsque j’entends au loin un féroce rugissement. Un lion dans cette partie du globe ? Cela me paraît bien improbable, la Lycie se situe en Anatolie, l’actuelle Turquie, et que je sache, aucun grand fauve ne monte aussi haut dans les latitudes. Je m’empare d’un gros morceau de bois et prépare la toge à portée de main, prête à y foutre le feu pour me défendre en cas d’attaque. Je me ...