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L'odyssée de l'abeille épisode 1
Datte: 27/04/2026, Catégories: Humour #nonérotique, #aventure, #fantastique, ff, odeurs, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... réplique : — Pour une fois, ce ne sera pas moi qui aurai insufflé dans le cœur des hommes l’envie d’en découdre ! Zeus ne dit rien, laisse les Dieux se chamailler, puis lève la main pour prendre la parole. — Nous ne nous sommes pas réunis pour discuter de nos éternelles querelles, mais pour écouter cette « Abeille » expliquer sa présence. Vas-y, petite mortelle, raconte ! De nouveau, cette épreuve orale du baccalauréat me revient en mémoire. Je cherche des yeux un regard sur lequel je vais pouvoir me raccrocher. Je trouve ce soutien chez Hermès, Apollon et bien sûr Aphrodite. Je commence mon histoire et lorsque j’énonce les Dieux égyptiens, je sens un malaise grossir auprès de mon auditoire et j’entends distinctement Zeus glousser. À la fin de mon exposé, un silence gênant règne, tous attendent le verdict du Dieu des Dieux. Soudain, il explose de rire bientôt imité par tous les autres. Mouais, ils ne me croient pas… — Bravo ! Merci l’abeille de m’avoir fait tant rire, jubile Zeus ! Je crois qu’il ait des mystères qu’il ne faut pas percer ! Dionysos en rajoute une couche : — Bon sang, je ne sais pas ce que tu as bu, Maya l’abeille, mais j’aimerais bien en goûter ! Seul Apollon n’a pas ri de mes aventures, serait-il le seul à me prendre au sérieux ? Bientôt, le mégaron se vide de ses occupants. Ne reste plus qu’Aphrodite et le plus beau des Dieux, le dieu des arts, de la musique, de la poésie et de la lumière. — On peut dire que tu as de ...
... l’imagination, ma jolie petite abeille, me dit ma belle déesse. Je ne cherche pas à me justifier, qu’elle ne me croit pas me vexe, mais je n’en montre rien. Puis elle continue : — Je vais te laisser, ma jolie conteuse, tu as été une très belle parenthèse et je te laisse aux mains d’Apollon. — Bllllbllleuuuubbllleuu (boule dans la gorge et larme qui perle instantanément) ! Je n’ai pas le temps de réaliser cette déception que le dieu des arts s’adresse à moi : — Tu m’inspires beaucoup, petite abeille, ta folie est une source d’inspiration pour conter de belles histoires, j’aimerais beaucoup t’entendre de nouveau parler de ton « siècle ». Toutefois, il te faut quitter Olympe sur-le-champ, car notre palais est trésor interdit aux mortels. Mon fidèle ami te mènera sur une île où je suis loué, dit-il en me désignant un cheval ailé qui tournoie dans les airs. Pégase. Ce dernier se pose à nos côtés et Apollon me tend une bride puis s’adresse au puissant cheval blanc dans un langage que je ne comprends pas. — C’est un grand honneur de chevaucher Pégase, il te mènera en Lycie aux portes de la ville de Xanthos. Là-bas demeure un temple qui m’est consacré. Nous pourrons y reprendre le cours de notre discussion. Après m’avoir donné mon sac à dos dans lequel sont mes quelques vêtements et mon briquet, ce n’est pas sans difficulté que je le monte. Le dos fouetté par l’air des battements de ses gigantesques ailes, je m’accroche à sa crinière lorsqu’il s’élance, plein de grâce, ...