1. L'odyssée de l'abeille épisode 1


    Datte: 27/04/2026, Catégories: Humour #nonérotique, #aventure, #fantastique, ff, odeurs, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... l’essaie ?
    
    Comment lui refuser ? Hein, dites-moi !
    
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    Plusieurs heures plus tard, éreintée par une succession d’orgasmes inouïs, la caboche noyée par les hormones du bonheur, je regarde Aphrodite quitter ma couche et se vêtir de mes sous-vêtements.
    
    — Allez, c’est pas tout ça, ma p’tite abeille, mais tu es attendue dans le mégaron.
    
    Main dans la main, nous empruntons divers couloirs, traversons de nombreuses pièces plus incroyables les unes que les autres. Je ne sais plus où donner des yeux, je suis une gosse dans un magasin de jouets, j’ai retrouvé mes six ans (mais il me suffit de regarder celle qui me guide pour retrouver mes dix-sept ans).
    
    Nous arrivons devant une porte végétale monumentale, deux acajous formant une voûte avec à leur pied des buissons que je reconnais pour être de l’Ambroisie. La déesse de l’amour m’invite à passer en première :
    
    — Nous y sommes, jolie petite abeille.
    
    J’arrive dans un espace rond, une sorte de clairière au beau milieu d’arbres millénaires gigantesques. Je lève les yeux et constate qu’il n’y a pas de plafond sinon un ciel dégagé de nuages où volent quelques oiseaux. À ma droite, une douce cascade s’écoule d’une petite corniche dans un lac d’eau turquoise. Partout autour, des fruits juteux qui ne demandent qu’à être cueillis et enfin douze arches de granit blanc entourant ce décor végétal.
    
    Aphrodite m’invite à rejoindre le centre de cette clairière. À peine placée, les Dieux apparaissent dans le cadre de ...
    ... leurs arches respectives. Cette situation est pour le moins stressante, mais je tente de faire bonne figure. Je me souviens des épreuves orales du baccalauréat alors que je n’avais pas encore de bagout, je regardais mes chaussures et balbutiais les réponses aux questions qu’on me posait.
    
    Depuis, j’ai fait du chemin, et malgré l’angoisse d’une telle situation, j’arrive à me tenir droite et le regard affirmé.
    
    Je reconnais Hermès et Athéna qui n’a toujours pas desserré les dents. À sa droite se tient un Dieu d’une laideur à faire pâlir un vampire, tenant un lourd marteau, j’imagine que ce doit être Héphaïstos. À ses côtés, nul doute, Arès me foudroie du regard, un monstrueux barbu de muscles saillants cachés par une armure de laquelle suinte du sang. Suivent la chasseresse Artémis avec son arc et son carquois, le doux Apollon tenant une lyre, Dionysos, un verre de vin à la main, une jolie blonde que j’imagine être Déméter, Héra avec son diadème et son sceptre et enfin Zeus, barbu grisonnant qui me dévisage avec sévérité. Une arche reste inoccupée, celle d’Hestia.
    
    Athéna me remercie de m’être acquittée de ma mission, témoigne de la chance que j’ai, moi, simple mortelle, d’être au centre des intérêts des Dieux, me lance une pique quant à ma liaison avec Aphrodite.
    
    La déesse de l’amour prend à son tour la parole pour expliquer le courroux et l’amertume des déesses de la sagesse et celle de la déesse-mère, rappelant l’histoire de la pomme d’or de la discorde Ce à quoi Arès ...
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