1. « Clémence » (7) : le jardin des roses »


    Datte: 25/04/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... diplomatique.
    
    Michel exhiba sa carte professionnelle. Cela lui évitait une arrestation immédiate, mais le mettait, vis-à-vis de sa hiérarchie, dans une situation impossible, au regard des proportions qu’allait inévitablement prendre ce scandale. En quelques jours, il avait perdu sa femme et sa carrière elle-même était menacée.
    
    ***
    
    Ce qu’ignorait Michel est que Zakaria, de son côté, avait tout fait pour saper la réputation du jeune diplomate. Il avait passé une bonne partie de l’après-midi avec Clémence dans le quartier de l’Agdal. Les amants se promenaient, se tenant par la main, ou en étant enlacés. Zakaria s’attardait sur les terrasses, embrassant ostensiblement Clémence ou encore posant sa main sur la cuisse ou les fesses de la jeune femme.
    
    Celle-ci, ne percevant pas son jeu pervers, le mit plusieurs fois en garde :
    
    - Mon chéri, nous sommes dans un quartier très fréquenté par les expatriés. Si des gens qui nous connaissent, Michel ou moi, nous voient ensemble, non seulement ça va jaser, mais ce sera très mauvais pour la carrière de Michel. Il occupe des fonctions qui exigent de la tenue, de la discrétion. Et surtout pas de scandale.
    
    - Je m’en fous de la carrière du cocu ! T’as honte de moi ou quoi ?
    
    - Pas du tout !
    
    - T’es à moi ou non ?
    
    - Oui Zakaria, je suis à toi.
    
    - Alors, tu la fermes et tu me laisses faire. Sinon, je te largue et tu demanderas à ton cocu de te satisfaire.
    
    À ce moment-là, Clémence reçut un appel de Fatima, qui ...
    ... mettait en œuvre la dernière phase du plan diabolique de Youssef ;
    
    - Bonsoir rouhi. Tu es seule ?
    
    - Je suis avec Zakaria. Nous nous promenons en amoureux, Avenue Fal Ould Oumeir ;
    
    - Tu me manques, ma belle. Tu fais bien de cocufier Michel comme il le mérite. Il a fait une chose terrible. Je n’ose pas te le dire, de peur de ta colère, envers moi.
    
    - Que s’est-il passé, Fatima ? Dis-moi tout !
    
    - Voilà, Michel avait demandé à me rencontrer, pour parler de toi, de ce qui se passe avec Zakaria.
    
    - Je m’en doutais. Et alors ?
    
    - Et bien, il m’a joué le grand jeu. Il m’a conduit dans une chambre et, là, il a voulu me baiser.
    
    - J’ai du mal à te croire, Fatima. J’ai du mal à imaginer Michel faire ça et, surtout, je suis bien placée pour savoir que tu n’aimes que les femmes.
    
    - Justement ! Si ça peut te rassurer, il a été aussi nul que tu me l’avais dit. Peut-être voulait-il se venger de ton infidélité et te rendre jalouse. Je ne te mens pas, ma chérie. Il y a eu un constat de police.
    
    - Merci de m’avoir prévenu. Je te contacte demain pour qu’on se voie.
    
    Zakaria avait écouté la conversation. Il eut un sourire sadique. Car Clémence était furieuse. Clémence n’était pas partageuse. Elle considérait que Michel, comme Fatima, lui appartenaient. Elle était jalouse et possessive, malgré les libertés qu’elle s’accordait.
    
    - C’est Michel ! Ce salopard a couché avec une autre femme. Il va le payer très cher. Fais en sorte qu’il se souvienne longtemps de la nuit ...