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Garimpeiros
Datte: 06/04/2026, Catégories: #aventure, amour, Auteur: Someone Else, Source: Revebebe
À l’époque, j’étais chercheur d’or. Cela vous intrigue ? Rien de surprenant, dès qu’il s’agit de métal jaune, les yeux se mettent à briller et les oreilles à s’ouvrir. Mais prenez donc une chaise et servez-vous un café, je vais vous raconter. L’histoire commence banalement… J’ai vingt ans, j’ai un boulot peinard dans un petit garage que le patron aimerait bien me voir reprendre, j’ai un petit appart tranquille dans un quartier tranquille, je sors depuis un petit moment avec une jeune et jolie demoiselle, Anaïs, qui a comme principale particularité d’avoir, au paddock et ailleurs, quelque chose qui ressemble fort à un appétit féroce, ce qui n’est pas pour me déplaire. Elle ne m’est pas et ne me sera sans doute jamais fidèle ? En vérité, je m’en fous un peu vu que vous connaissez le dicton, il paraît qu’il vaut mieux être à plusieurs sur un bon coup que tout seul sur un mauvais. Bref, la vie est belle, tout va presque bien dans le presque meilleur des mondes. Le problème, c’est qu’au fil du temps et à mon corps défendant, je me rends compte qu’Anaïs commence à m’entrer dans le cœur et que moi, j’en ai un peu assez de la voir régulièrement revenir « dans les parfums d’un autre ». Lorsque j’essaie de lui en parler, elle esquive généralement le sujet en me faisant remarquer qu’elle vient malencontreusement de traverser la moitié de Bordeaux les fesses à l’air ou en se ruant sur ma braguette et en m’administrant ce qui, aujourd’hui encore, reste – et de loin – ...
... quelques-unes des plus belles pipes de ma vie. Mais cela, naturellement, ne dure qu’un temps et c’est ainsi qu’un soir et peut-être un peu maladroitement, je la somme de choisir entre ses gugusses et moi. Rétrospectivement, je me dis que sa réaction immédiate était finalement assez prévisible – surtout de sa part – elle m’envoie bouler dans les grandes largeurs et, en un mot comme en cent, notre histoire s’arrête là. À ma grande surprise, je ne souffre pas vraiment de cette « séparation » … Peut-être parce que dès le début, je savais que cela ne pourrait finir qu’en eau de boudin et que je devrais m’y préparer. Oui, rien que du banal, en sorte. Mais, à peu près deux ans plus tard, quelques zigotos bien intentionnés ont eu l’idée géniale de me piquer ma bagnole et de s’en servir pour aller commettre un braquage. Bien évidemment, convocation au commissariat et, de l’avis même des deux flics qui prennent ma déposition, il est évident que je n’ai rien à voir dans cette affaire, mais je dois rencontrer le juge, question de procédure, mais il n’a aucune raison pour que je sois inquiété. Sauf que… Avec le recul, je me dis que rien que le nom de famille – Legrand – du juge en question aurait dû me mettre la puce à l’oreille parce que oui, vous l’avez deviné, il s’agit ni plus ni moins que du père d’Anaïs… À l’entendre, il paraît que sa fille chérie a très mal supporté cette rupture, qu’elle en parle encore aujourd’hui avec les larmes aux yeux et tout le toutim… Mon œil ! Je sais de ...