1. L’ami qui peinait à se décider


    Datte: 02/04/2026, Catégories: #érotisme, #rencontre, #personnages, fh, Oral Auteur: Inforest, Source: Revebebe

    ... caresse. Regarde-moi.
    
    Elle tend la main, paume ouverte, et pose ses doigts sur les siens. Sa peau est chaude, légèrement rugueuse, marquée par le temps et les travaux manuels, elle qui passe ses après-midi à jardiner ou à cuisiner des plats qui mijotent pendant des heures. Jacques sursaute au contact, comme brûlé, mais il ne retire pas de suite sa main. Il la laisse là, sous la sienne, et sent chaque terminaison nerveuse de ses doigts s’embraser.
    
    — Tu crois vraiment que tu pourrais me faire du mal ? continue-t-elle, sa voix descendant d’une octave, devenant presque un murmure. Moi, une femme qui a vu plus d’hivers que tu n’as de cheveux gris ?
    
    Ses doigts se referment légèrement autour des siens, une pression à la fois douce et ferme, comme pour lui rappeler qu’elle est bien là, bien réelle, bien vivante. Jacques ferme les yeux un instant, comme pour chasser les images qui lui viennent, celles de ses échecs passés, des femmes qui l’ont repoussé, des nuits solitaires où il s’est demandé s’il était seulement capable de plaire à quelqu’un.
    
    — Je ne suis pas… commence-t-il, mais sa voix se brise.
    
    Il se racle la gorge, tente de nouveau.
    
    — Je ne suis pas le genre d’homme que tu mérites, Amandine.
    
    Elle éclate d’un rire franc, la tête renversée en arrière, exposant la ligne de son cou où battent les veines, où la peau est légèrement ridée, mais toujours ferme. Quand elle se redresse, ses yeux brillent d’une malice qui fait se serrer le ventre de Jacques.
    
    — ...
    ... Mon Dieu, Jacques, tu es vraiment un homme étrange, dit-elle en secouant la tête. Qui a décidé que tu n’étais pas à la hauteur ? Toi ? Ou ces petites garces qui n’ont jamais su apprécier un homme comme il faut ?
    
    Ses mots sont crus, directs, et ils frappent Jacques comme une gifle. Il cligne des yeux, surpris par sa franchise, par cette façon qu’elle a de dire les choses sans détour, sans ces couches de politesse qui étouffent généralement les conversations. Il ouvre la bouche pour répondre, mais aucun son n’en sort. Il se sent comme un adolescent maladroit, face à une femme qui semble tout savoir de lui sans qu’il ait jamais rien révélé.
    
    Amandine ne lui laisse pas le temps de se reprendre. D’un geste fluide, presque négligent, elle glisse sa main libre dans son décolleté, écrase légèrement le tissu contre sa peau, et en fait sortir un bout de dentelle noire. Jacques sent son souffle se bloquer dans sa gorge.
    
    — Tu vois ça ? murmure-t-elle, ses doigts jouant avec le bord de son soutien-gorge, le faisant danser sous ses yeux.
    
    Il voit. Bien sûr qu’il voit. La dentelle est fine, presque transparente, et il devine, sous le tissu de sa robe, la rondeur de ses seins, le sillon profond qui les sépare, la façon dont ils doivent peser lourd dans ses paumes. Une image lui traverse l’esprit, celle de ses mains à lui, serrant ces globes charnus, ses pouces frottant contre des mamelons durcis, et il sent son sang affluer vers son entrejambe, son pantalon devenant soudain trop ...
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