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L’ami qui peinait à se décider
Datte: 02/04/2026, Catégories: #érotisme, #rencontre, #personnages, fh, Oral Auteur: Inforest, Source: Revebebe
... surpris. Ses doigts se crispent légèrement sur le bord de son livre, et ses pupilles se dilatent quand il reconnaît Amandine. — Jacques, murmure-t-elle, sa voix rauque et chaude, comme un vieux vin qui aurait macéré des années dans un fût de chêne. Tu sais que j’aime ta compagnie. Elle ne lui demande pas la permission de s’asseoir. Elle le fait, simplement, tirant la chaise en face de lui avec une grâce qui semble naturelle, comme si elle avait toujours appartenu à cette place. Le bois grince sous son poids, et Jacques sent son cœur battre un peu plus vite. Il referme son livre d’un geste mécanique, les doigts soudain maladroits, et pose ses mains sur la table, comme pour s’ancrer à quelque chose de tangible. — Pourquoi t’éloignes-tu toujours ? ajoute-t-elle en inclinant légèrement la tête, ses yeux bruns fixés sur les siens avec une intensité qui le fait frissonner. Jacques déglutit. Il peut sentir la chaleur de sa présence, ce parfum envoûtant qui émane d’elle, un mélange d’eau de toilette raffinée et de quelque chose de plus animal, de plus primitif, qui lui rappelle les nuits d’été où l’air est lourd de promesses. Il détourne le regard un instant, fixant sa tasse de café comme si elle contenait les réponses à toutes les questions qu’il n’ose pas poser. — Je… je ne veux pas t’embêter ou te faire du mal, Amandine, balbutie-t-il enfin, sa voix tremblante, presque inaudible. Cependant, dès qu’elle l’invite pour une soirée, ils passent un agréable moment, ...
... car ils s’entendent vraiment bien. Mais, il trouve toujours un bon prétexte pour s’éclipser dès qu’il a l’impression que les choses pourraient devenir plus sérieuses, comme si tout contact physique lui était interdit. Amandine trouve ça ridicule, comme ces baisers chastes qu’il lui pose sur la joue avant de s’en aller. Ils se fréquentent depuis plusieurs mois et elle est convaincue qu’il n’est pas insensible à son charme. Il lui a laissé quelques raisons d’espérer, à commencer par ses petits coups d’œil immatures qui la déshabillent discrètement du regard. Pourtant, rien, absolument rien, aucune tentative, comme s’il était asexué ou homosexuel, il se refuse à tout geste qui pourrait les faire sortir du cadre de l’amitié. Les doigts de l’homme effleurent nerveusement le rebord de sa tasse, comme s’il cherchait à se rassurer par ce contact minuscule. Il n’ose la regarder en face, pas quand elle est si proche, pas quand il peut voir la courbe de ses seins sous le tissu tendu de sa robe, pas quand il peut deviner, sous la table, le mouvement de ses cuisses qui se frôlent l’une contre l’autre. Amandine sourit. Un sourire lent, calculé, qui révèle des dents légèrement jaunies par les années, mais parfaites dans leur imperfection. Elle n’a pas la beauté lisse des jeunes femmes, mais quelque chose de bien plus puissant : l’aura de celle qui sait ce qu’elle veut. — Me faire du mal ? répète-t-elle en riant doucement, un son grave qui résonne dans la poitrine de Jacques comme une ...