1. Journal d'un monstre 4


    Datte: 25/03/2026, Catégories: #journal, #psychologie, #rupture, #adultère, #enseignant, fh, fplusag, profélève, Collègues / Travail école, amour, Oral pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... plus loin dans le temps, progressivement, méthodiquement, remontant le fil de mon histoire, revoyant mes erreurs.
    
    Et je suis arrivée aux premières pages, à ces mots que j’avais écrits sur Vincent et Lilou, à ces pensées que j’avais eues à leur égard, à ces jugements que j’avais portés sur eux, sans les connaître, sans les comprendre, sans les aimer.
    
    J’ai mis ma main devant ma bouche, horrifiée, stupéfaite, abasourdie. Je n’en revenais pas. Je ne reconnaissais pas cette femme, cette personne, cette Isabelle que j’étais autrefois. Je ne comprends pas comment j’ai pu être aussi cruelle, aussi injuste, aussi intolérante, aussi méprisante.
    
    Je me suis mise à pleurer, des larmes de remords et de regret. Je me demande si je mérite le bonheur que j’ai trouvé après les choses monstrueuses que j’ai écrites. J’ai pensé déchirer ces pages horribles et les brûler, pour les faire disparaître à jamais. Puis, me calmant, je me suis dit que je ne pouvais pas changer le passé. Que je devais apprendre de mes erreurs, que je devais me pardonner mes faiblesses, que je devais faire de mon mieux pour devenir une meilleure personne.
    
    Alors, j’ai refermé mon journal, avec un soupir de résignation et d’acceptation, et je me suis dit que, finalement, je devais avancer malgré ça. Pour Vincent, et plus encore, pour Lilou.
    
    Ce week-end, c’est le grand saut. Deux jours entiers avec Vincent et Lilou. Rien que d’y penser, j’ai l’estomac noué. Je me mets une pression énorme, je veux que tout ...
    ... soit parfait. Alors, après les cours, j’ai fait les magasins. D’abord, pour des choses anodines : quelques douceurs à apporter, une bonne bouteille de Pouilly, un nouveau pyjama. Je ne sais pas pourquoi j’ai ri toute seule en l’achetant, parce qu’une partie de moi se demande si j’en aurai seulement besoin. Puis, par envie, je me suis retrouvée dans une boutique de lingerie.
    
    Je me suis laissé tenter par un ensemble noir élégant, un peu audacieux, ce que je n’avais pas osé faire depuis des années. Sur le moment, ça m’a presque excitée, cette idée de renouer avec une part de moi-même que j’avais laissée en veilleuse depuis si longtemps.
    
    Puis, en rentrant à la maison, tout a changé. J’ai essayé cette tenue devant le miroir. Et là… catastrophe. J’ai eu l’impression d’être un rôti ficelé, emprisonnée dans ce qui était censé me sublimer. Au lieu de me sentir belle, je me suis sentie moche, ridicule. Mes complexes ont pris le dessus, cette petite voix dans ma tête a commencé à murmurer que je n’étais plus à la hauteur, ni pour Vincent ni pour qui que ce soit.
    
    Je me suis assise sur le lit, cette tenue encore entre mes mains, et j’ai senti mes certitudes vaciller. J’ai envie que ce week-end soit inoubliable, mais est-ce que je me mets trop de pression ? Est-ce que je suis en train de m’oublier, de me saborder ?
    
    Je me suis forcée à respirer. Lentement. Profondément. Parce que, au fond, ce que Vincent aime, c’est moi, juste moi. Pas des tissus ou des apparences. Pourtant, cette ...
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