1. Journal d'un monstre 4


    Datte: 25/03/2026, Catégories: #journal, #psychologie, #rupture, #adultère, #enseignant, fh, fplusag, profélève, Collègues / Travail école, amour, Oral pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... confiance en moi vacille si vite…
    
    Je suis arrivée très tôt chez Vincent ce matin, comme il me l’avait demandé. J’avais ma petite valise à la main, un mélange d’excitation et de nervosité dans le ventre. Dès qu’il m’a vue, il m’a accueillie avec une tendre accolade, un baiser doux et des bras qui me faisaient sentir la bienvenue. Lilou, fidèle à elle-même, m’a gratifié d’un bisou baveux agrémenté de son sourire espiègle. Rien que ça, ça aurait suffi à illuminer ma journée.
    
    Mais une surprise m’attendait. Je n’ai pas tardé à remarquer que Vincent avait aussi préparé des affaires, comme s’il partait en voyage. Intriguée, je lui ai demandé ce qu’il mijotait. Il m’a répondu, avec ce sourire énigmatique que je commence à bien connaître :
    
    — Je n’ai jamais dit qu’on passerait le week-end chez moi.
    
    Et voilà, après une heure de route, nous étions au bord de la mer, devant une charmante maison de vacances qui appartenait à sa responsable. Rien que la vue de l’océan m’a coupé le souffle. Vincent, toujours prévoyant, avait tout bien organisé.
    
    Le reste de la journée a été parfait. Le soleil brillait, la température était douce, presque printanière, comme si l’hiver avait décidé de nous accorder une trêve. Nous avons commencé par une promenade au marché local. Pour la première fois, Vincent et moi avons osé nous tenir la main en public. Ici, personne ne nous connaît, et c’était étrangement libérateur.
    
    À midi, nous avons déjeuné dans un petit restaurant face au port. Une ...
    ... serveuse, charmante et bavarde, s’est arrêtée un instant près de notre table. Elle a regardé Lilou, puis moi, et a spontanément déclaré :
    
    — Votre fille est adorable ! Elle vous ressemble beaucoup.
    
    Je n’ai même pas eu le réflexe de la contredire. J’ai juste souri, et quand j’ai croisé le regard de Vincent, rempli de tendresse et de complicité, j’ai senti mon cœur se gonfler de bonheur. Ce compliment, même erroné, m’a touchée plus que je ne saurais le dire.
    
    Maintenant, je suis installé près de la grande baie vitrée, donnant sur la mer, avec mon journal et une tasse de thé. Lilou dort paisiblement dans la chambre à côté, et Vincent est parti faire quelques courses pour le week-end.
    
    Je ne me suis jamais sentie aussi bien. Le murmure des vagues au loin, l’odeur des embruns, les rires de Lilou encore dans mes oreilles, et Vincent… Tout semble en harmonie. Je ne sais pas si je mérite tout ce bonheur, mais aujourd’hui, je décide d’y croire.
    
    Il est tard. Je viens de rentrer, la maison est silencieuse, et Patrice ne reviendra que demain. Et je ressens ce besoin viscéral d’écrire, de coucher sur papier les souvenirs encore brûlants de ce week-end parfait. Et c’est précisément pour cette raison que la journée de demain s’annonce difficile. Revenir à la réalité après avoir touché un petit coin de paradis, ce n’est jamais simple.
    
    Hier après-midi, une fois Vincent rentré des courses, nous avons pris possession de la cuisine. Pas pour un simple plat improvisé comme d’habitude, ...
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