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Imbroglio
Datte: 18/03/2026, Catégories: #policier, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... bons soins des services secrets américains. Il fallait être aussi fou et avide que Von Hasselbach pour croire qu’une combine aussi pourrie pouvait marcher. Et aussi con que Philippe Meier aussi. De toute manière, depuis le début, j’étais la spectatrice quasi passive de trop de choses qui se passaient autour de moi et qui me dépassaient. J’aurais pu téléphoner à l’ambassade des Etats-Unis, pour leur raconter des choses sur Meier. Mais c’était aussi signer l’arrêt de mort de Von Hasselbach. Et je ne voulais pas gâcher ses toutes dernières chances de s’en sortir. Pourquoi ? C’était bien lui qui m’avait mise de force dans ce foutoir. Lui et Meier, mais à l’époque Von Hasselbach et Meier, ce devait être la même chose. Sa fille ? Peut-être que je voulais le protéger à cause de sa fille ? Ça se pourrait bien… Voilà grosso modo l’état de mes pensées en roulant vers chez moi. Je regardais régulièrement mon rétroviseur pour essayer de repérer un éventuel suiveur, ou une éventuelle suiveuse. Mais, non, rien… Je m’arrêtais dans deux aires de repos successives pour bien vérifier que je n’étais pas suivie. Toujours pas. oooOOOooo Renata, qui s’était lâchée au téléphone hier, manifestement face à face ne savait pas trop comment agir avec moi, quand je suis arrivée. Elle me regardait avec un sourire timide, les yeux fuyants. N’assumait-elle pas ses paroles de la veille et le rentre-dedans qu’elle m’avait fait ? Plutôt, elle ne savait pas comment aborder la situation. Se trouver ...
... face à moi devait l’inhiber. Elle fut sauvée par le chien, qui me voyant me fit la fête. Satisfait, après que je lui ai caressé la tête, il retourna se coucher sur le tapis. Renata eut un mouvement gauche vers moi quand je me suis approchée, voulant poser sa main sur mon bras ou mon épaule, puis se reprit et retourna dans sa réserve. Je ne lui laissais pas le temps de cogiter. Je passais une main autour de sa taille, l’autre tenait toujours ma valise, puis je posais un baiser sur sa joue d’abord, puis ses lèvres. Je la pris ensuite par la main, abandonnant la valise au milieu du salon et l’entraîna vers la chambre et le lit. Affaire réglée, glace brisée. Le corps de Renata était parfait. J’aimais tout particulièrement ses petits seins et ses fesses magnifiques, mais aussi le léger duvet tout blond sur son pubis. Je crois que j’aimais tout finalement. À un moment, ses jolis yeux chavirèrent et elle se mordit doucement la lèvre. Je voyais son ventre se durcir et les inspirations et expirations qui la secouaient firent se redresser sa poitrine. Elle se raidit. Le bruit de sa respiration était celle d’un animal, un félin bien sûr. Enfin, elle poussa un cri, puis un autre plus long et son corps se relâcha. Elle conserva les yeux fermés un bon moment, puis les ouvrit et me sourit. Nous sommes restées ainsi jusqu’à ce qu’elle ait un frisson léger. Je tirais le drap sur nous. — Tu vas prendre froid Renata. Elle fit « oui » de la tête contre mon épaule. Nous étions ...