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Les retrouvailles
Datte: 14/03/2026, Catégories: fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... miroir aux alouettes ? Elle nage en plein rêve ou la réalité la dépasse au point d’en perdre toute notion de bienséance ? Comment réagir face à ce qui surprend la brune par une violence indescriptible ? Ce qui n’était qu’une flammèche depuis des années embrase son corps dans un incendie monumental. La porte-fenêtre par laquelle Michel les invite à entrer dans la maison s’ouvre sur un intérieur plutôt cossu. Plus rien à voir avec ce qu’elle a connu. Il a tout bouleversé entre les murs de son logis. D’une modernité étonnante qui dénote avec la vision qu’elle a gardé de l’endroit. — Vous voulez boire quoi ? Un café ? Ah ! J’ai aussi du cidre au frais… je ne reçois que rarement du monde… alors je suis très limité, côté boisson… — Un verre de cidre pour moi ! Et toi, Agnès ? — Ben… oui ! Oui, un verre de cidre… ça ira. — Je n’en reviens pas… alors comme ça tu vis toujours toute seule… mais pourquoi ? Tu n’as pas d’enfants ? — Non. Et puis c’est la vie… je n’ai jamais éprouvé le besoin de construire une famille. Ne me pose pas trop de questions de ce genre, je n’ai pas de réponse. Yolande rigole à ces propos. Et elle y va de son petit couplet. — Non, mais… écoutez-moi cette Agnès qui ne veut pas se dévoiler… tu n’as rien compris n’est-ce pas, mon brave Michel. — Quoi ? Qu’est-ce que je n’ai pas pigé ? — Quand j’ai été amoureuse de toi déjà… tu m’as fait le coup de : je ne suis pas un homme pour toi… et j’ai toujours su que tu resterais irrémédiablement fidèle à ...
... cette Agnès dont Alain était aussi épris. Et voici que la belle nana revient et c’est elle qui se cache derrière des phrases toutes faites. Bon sang ! Vous crevez d’envie et d’amour l’un pour l’autre, mais pas un de vous deux ne va vouloir l’avouer. Bon Dieu ! Mais baisez une bonne fois pour toutes, envoyez-vous en l’air et les choses seront plus claires, plus nettes. Je t’ai aimé Michel… mais à mon avis mon amour pour toi n’est rien à côté de celui que cette femme te porte. Et Alain aussi l’a bien compris, quand il s’est retrouvé face à moi… Lui et moi ne serons jamais aussi raides dingues que vous l’êtes l’un pour l’autre. Alors, merde ! Vivez ce que vous avez à vivre et ne cherchez pas la petite bête… ne pensez plus et tout va finir par éclater… — Mais… — Arrête Michel ! Tu sais parfaitement que j’ai raison, quant à toi… Agnès, ne le fais pas trop souffrir. Parce que je t’avoue que ça me crève le cœur de te dire ces mots-là… mais je l’ai aimé… non, je l’aime encore suffisamment pour préférer le voir heureux dans tes bras que malheureux tout seul dans son antre… même si c’est superbe ici. La solitude fane les gens alors, bon sang… aimez-vous sans vous prendre la tête. — … Personne ne parle plus. Les mots de Yolande résonnent dans les deux caboches qui se font face. Elle surenchérit encore et avale d’un trait son verre rempli d’un liquide ambré. Et alors qu’elle le repose vide sur la table, elle se lève. — Je te la laisse, Michel… tu la ramèneras à la maison. Alain ...