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Les retrouvailles
Datte: 14/03/2026, Catégories: fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... attirance pour ce type est intacte, malgré les années passées loin de lui, à essayer de l’oublier. Il est désormais à deux pas et sa bouille se penche pour faire une bistouille à Yolande. Ses deux prunelles bleues sont cependant rivées sur la visiteuse qui accompagne la femme d’Alain. Et Agnès frissonne. Lui ouvre les quinquets en grand, fouillant dans sa cervelle ? À moins qu’il n’en croie pas ses yeux, en découvrant les traits de celle qui… oui ! Elle est certaine que cette fois, il sait qui elle est. Et dans sa cage, le moteur d’ordinaire si calme qui s’emballe pour de bon. Comment va-t-il réagir ? Il serre plus fort une Yolande qui contre sa poitrine ne tente pas de se sortir de ses bras. — Mais… — Alors grand fou… tu sais pourquoi nous sommes là ! Cette femme, tu sais qui elle est, non ? — Je… Agnès… c’est vraiment toi ? Je ne peux pas y croire… qu’est-ce que… comment c’est possible ça ? — Oh ! Elle passe quelques jours chez nous ! Mais nous avons tenu toutes les deux à venir te faire un petit coucou… — Hein… ? C’est si… — Tu vas t’en remettre ? Agnès n’a rien d’un fantôme, tu peux aussi lui faire un bisou… elle ne mord pas ! — Je… euh ! Oui… oui, bien sûr ! Je n’en crois pas mes yeux. C’est bien toi ? Pour une surprise, c’en est une et de taille ! Dis donc ! Ça date. — Oui… moi aussi je suis émue de te retrouver… Yolande m’a appris pour ta maman. Et pour Marc aussi… je suis sincèrement désolée. — Mais toi… qu’est-ce que tu deviens… tu dois avoir de grands ...
... enfants maintenant, un bon mari… enfin, j’imagine. — … dites-moi vous deux… on pourrait aussi boire un coup, enfin… si Monsieur Michel daigne nous offrir à boire. Tu sais que nous avons longtemps marché pour venir te saluer, Agnès et moi crevons de soif. — Ah… oui ! Oui, bien entendu. Quel con ! Je manque à tous les devoirs. Tu vas encore colporter que je suis un vieux garçon… — Allons ! Pas besoin de moi pour que les autres au village s’aperçoivent que tu vis comme un ermite. Mais peut-être que ça va finalement changer ! — … ? Qu’est-ce que tu baragouines Yolande ? Je suis heureux et touché de te retrouver, Agnès… alors si je le dois à Yolande et à Alain… merci à eux. — Nous n’y sommes pour rien… nous avons seulement découvert cette dame en pèlerinage devant la grande fontaine… un endroit qui paraît vous rappeler à Alain, toi et elle des souvenirs que je n’ai pas partagés… — Sûr ! Tu n’étais pas du bled à cette époque, c’est si loin tout cela. — Tu crois que tout s’oublie comme ça, d’un simple claquement de doigts ? Agnès durant la tirade de la femme d’Alain reste silencieuse. Elle observe la scène avec des palpitations qui sont impossibles à juguler. Incapable de cacher son trouble, elle se tient droite comme un I et écoute l’échange verbal, partie de ping-pong entre ces deux-là, qui s’ils ne se sont pas rapprochés complètement ne sont pas non plus des ennemis. Et Michel qui n’arrive pas à quitter des yeux la brune, spectre revenu du fond des âges, tel un mirage. Un ...