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Le petit Français
Datte: 01/03/2026, Catégories: init, #nostalgie, fh, jeunes, campagne, revede, Auteur: tatamarie, Source: Revebebe
... parler, puis elle se lance. — Demain, tu repars, je pense que je ne te reverrai jamais. Mais tu me laisses un cadeau merveilleux, tu m’as fait femme, et tu m’as fait jouir au-delà de l’imaginable. Tu m’as fait connaître le plaisir d’une verge en soi, la chaleur du sperme qui gicle, l’affolement d’un doigt sur le clitoris. Même le plaisir de ton doigt dans mon fondement, s’il me fait un peu rougir, me provoque à recommencer. — Toi aussi tu m’as fait un grand cadeau, une jeune femme qui m’offre sa virginité, jeune femme passionnée, érotique, qui n’écoute pas les convenances. Tu ne fais pas semblant, tu ne le fais pas pour les autres, mais vraiment parce que c’était ton désir profond. — Je garderai toujours dans un coin le souvenir, presque un rêve maintenant, de mon petit Français qui m’a fait monter au septième ciel, qui m’a montré les plaisirs de la chair, qui m’a appris à faire l’amour. — Tu pourras donner des leçons à tes amies frustrées. — Oh non, certainement pas, ce rêve restera enfoui au plus profond de mon esprit, il m’appartient, je le chérirai. 50 ans plus tard Même 53 pour être précis. J’ai bien vécu, beaucoup voyagé, je crois que j’ai eu une vie que l’on peut qualifier d’heureuse. Maintenant retraité, j’habite une petite ville dans l’est de la France. C’est un bourg qui remonte jusqu’aux Romains, qui a une longue histoire. La mairie, ainsi que quelques institutions locales ont un grand stock d’archives, les documents les plus anciens sont des ...
... chartes du XIIIe siècle. Au sein d’une association, nous essayons de gérer un peu tous ces fonds. Cumulés, nous avons plusieurs dizaines de mètres d’étagères, sur trois ou quatre niveaux, des milliers de documents. Dans ce cadre, on nous invite à une journée de discussion sur le sujet de la conservation des archives, organisée par un institut allemand, à Saarbrücken, il y aura différentes associations et entités officielles françaises et allemandes. Saarbrücken est à peine à une heure et demie de route, alors je m’inscris, c’est peut-être intéressant. Arrivé sur place, je me rends compte qu’il n’y a pratiquement pas de Français, cela s’explique, tout est évidemment en allemand. Nous sommes accueillis autour d’un café, pour prendre connaissance, même si beaucoup de gens se connaissent déjà, je me sens un peu tout seul. Une personne de l’organisation m’interpelle, la responsable de l’évènement voudrait me voir. Je pense que c’est pour me souhaiter la bienvenue, mais je reste interdit : j’avais bien vu, sur le site Internet de l’évènement que la responsable de l’évènement est Gisela S., mais je n’avais pas fait le lien. Pendant ces cinquante ans, il m’était arrivé de songer à elle, pas avec nostalgie, mais, comme elle disait à l’époque, comme un joli rêve, presque irréel. Je reste sans voix, je l’admire, elle a comme moi cinquante ans de plus, mais son corps semble encore bien jeune, son sourire est toujours éblouissant. On ne se serre pas la main, on ne se dit même pas ...