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La mémoire de l'eau
Datte: 27/02/2026, Catégories: fh, Auteur: Landeline-Rose Redinger, Source: Revebebe
... soubresaut de ta conscience, serais-tu dans ta propre contradiction, un brin binaire et manichéenne ? Mais me dis-je en me désolant un peu de cette résurgence de mon être éduqué, mais sans doute ne suis-je à mon corps défendant, qu’héritière d’une tante ancienne, d’une arrière-arrière parente prude ou d’une aïeule vertueuse. Cet atavisme ainsi traversait-il le temps, les années et les siècles pour se nicher dans le sang d’une jeune femme moderne que la vie a pourtant délégué au don du plaisir par le don de la chair. Landie ! gronda une petite voix intérieure, tu réfléchis trop et cela t’emmène là où nul ne veut aller. Quel est donc celui ou celle qui se fait joie d’être face à sa conscience comme à un miroir. La lucidité est un loup pour l’homme à fortiori pour la femme libre de corps contre vent et marée. Presqu’abattue par cette résurgence de lucidité qui jetait le doute, j’entrepris de solder là sur le champ, ma philosophie pour rentrer derechef dans la croquante vie. Un peu comme un bandit wanted, comme une femme prise en chasse, j’attrapais au vol mon manteau d’arrière-saison et filais contrebalancer le fruit complexe de mes réflexions fatigantes. Ou l’inverse. Rien de tel que l’oxygène, l’air le vent. Je n’y tenais plus dans ce cerveau, et ce fut en pure chasseuse, en prédatrice citadine, que je me pris à sourire à cet homme quelconque qui traversait la rue en posant son regard sans détour sur mes jambes. J’accélérais le pas, en me retournant vers lui, ...
... sourire figé et bifurquai presto vers le premier petit jardin, où la soirée déclinante posait sa chape sombre dans les feuillages verdâtres. Le petit homme quelconque se posa sur le banc à mes côtés et entama un brin de cour, mais je ne voulais parler à quiconque. Mon crâne était farci quand mon corps était vide ; sans préambule ni détour, je posais la main sur le renflement de sa braguette et son sexe durcit instantanément. Le petit homme se figea tout comme si mes ongles émorfilés, mais longs, allaient sur le champ cisailler la bestiole de chair qui lui faisait comme un barreau inflexible. Accroupie, ma jupe remontant sur la lisière de mes bas, je descendis sa fermeture et glissais mes doigts sous l’élastique de son slip en sortant son membre collé à sa petite bedaine rebondie, le tendit d’une main douce en apposant sur le gland mes lèvres rouges. Il fila dans ma gorge ; je ne voulais aucun temps mort. D’un jeu rapide de la bouche, je le pistonnais afin qu’il gicle et vite. Il vint en un instant, un bon tournemain est la garantie d’un résultat parfait. N’est-ce pas mes amies inconnues et complices, nous qui sommes sans même nous rencontrer copines comme cochonnes ? Je déglutis son jus tant qu’il fusait, je léchais son gland comme une glace de chez Dairy Queen et filais comme j’étais venue. Renouer avec la bienfaisance me conféra ce que seul un bienfaiteur de l’humanité peut ressentir. Lorsque je repris mes esprits, je pensais justement au suspens de l’attribution du Nobel ...