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Empire des sens partagés
Datte: 25/02/2026, Catégories: fh, ff, ffh, Auteur: Femmophile, Source: Revebebe
... être capable de l’oublier, la sachant à quelques minutes de voiture de chez moi ? Peut-on oublier une personne qui vous a fait l’amour comme jamais, avec violence et tendresse à la fois ? Qui vous a fait découvrir des zones de votre propre corps comme de formidables récepteurs du plaisir, sans a priori de la différence d’âge ? J’étais vraiment la reine pour générer des situations inextricables, on prêtait aux gens de ma génération la sagesse et la patience, mais moi je ne faisais que des conneries sans réfléchir, mue par une quête du plaisir dont j’avais été trop longtemps privée, voire ignorante, ce qui à mon âge constituait une anomalie. Devais-je en parler à Roland ? Ou à Bertrand, toujours à même de trouver les mots appropriés ? C’est en conflit avec moi-même que j’ai débuté ma semaine, ma situation sentimentale n’avait aucun sens et il allait falloir que j’y mette un peu d’ordre, pour autant que j’en sois capable. Désormais, je partageais mon corps et mon âme entre deux amants et une maîtresse sans vraiment avoir renoncé à aucun avant de m’allonger dans le lit de l’autre. Étais-je donc devenue la dernière des salopes ? Étais-je une nymphomane aux besoins sexuels permanents alors que la ménopause avait déjà bien mis mon corps à mal ? Devais-je consulter un psychiatre pour m’aider à gérer mes irrépressibles pulsions ? C’est pour cette solution que j’ai opté. Un praticien de la ville voisine (je voulais éviter d’être vue entrant chez un médecin des âmes), qui ...
... venait juste de s’installer, a accepté de me recevoir très rapidement - soit le mercredi. J’ai dû me faire violence pour refuser l’invitation de Roland au repas qu’il organisait le mardi soir à l’entreprise, afin de fêter en compagnie de tous ses employés la signature du contrat avec les Chinois. Je ne me voyais pas au bras de mon amant, sous les yeux de Mayumi, même si je savais que celle-ci saurait rester impassible. J’ai prétexté un problème hormonal, Roland s’est montré très déçu, mais n’a pas insisté, moi je voulais au plus vite un avis extérieur et autorisé sur mes déviances sexuelles, en tout cas ressenties comme telles. Le jeune praticien m’a donc reçue, me demandant de lui exposer en détail les raisons de la consultation, ce que j’ai fait, sans rien omettre. — Si j’ai bien compris, vous me demandez si vous êtes « normale » parce que vous avez une vie sexuelle très active, même si elle s’est révélée un peu tardivement, et que vous faites l’amour régulièrement ? — Oui, enfin non, pas tout à fait, parce que… enfin, c’est plutôt que… — Attendez, d’ordinaire, les patientes matures viennent ici pour se plaindre d’une libido en berne, d’un désir qui n’est plus, du regard des hommes qui ne les voient plus, d’insomnies et d’épisodes dépressifs consécutifs à cette situation. Vous, après une longue période de frustration que vous avez quand même un peu entretenue, vous vous retrouvez désormais avec deux amants, chacun sachant qu’il a un « alter ego » dans votre lit, et ...