1. Empire des sens partagés


    Datte: 25/02/2026, Catégories: fh, ff, ffh, Auteur: Femmophile, Source: Revebebe

    Résumé des épisodes précédents :
    
    Ne me sentant pas capable de conduire ni de raisonner de manière cohérente en voyant ma belle Eurasienne se rhabiller, j’ai appelé un taxi pour la reconduire à son hôtel.
    
    Son départ a été un moment étrange, ses origines chinoises (en fait, de mère chinoise et de père britannique) faisaient qu’il était difficile de lire sur son visage une expression précise.
    
    Je l’ai serrée contre moi, la souplesse de son corps collé au mien m’envoûtait encore, mes mains glissant de ses hanches à ses fesses, je l’ai embrassée longuement, nos bouches unies en un baiser brûlant.
    
    La pièce était plongée dans la pénombre, mais un peu de lumière filtrait au travers des lamelles du store et je voyais, sur le mur, nos ombres enlacées dans cet interminable baiser, nos corps semblant n’en former qu’un seul animé d’un lent mouvement de danse à la délicate sensualité.
    
    Le taxi parti, j’ai ressenti un immense vide en moi et me suis effondrée sur le lit, à plat ventre, pour y retrouver les effluves intimes et enivrants de Mayumi, murmurant son prénom, cherchant dans les plis du satin les marques de son plaisir et y plongeant mon visage, les yeux fermés pour en savourer encore et encore les fragrances uniques, en établir une gravure olfactive et sensorielle que je puisse rappeler à mes sens.
    
    Je me suis finalement endormie, sur des images à faire rougir quiconque souffrirait d’une grande pudeur face au sexe.
    
    C’est le téléphone qui m’a tirée de mes ...
    ... débauches oniriques, invité incongru dans un moment de plaisir virtuel intense. Roland voulait prendre de mes nouvelles, savoir si j’avais passé un bon week-end. J’ai failli éclater de rire, en lui racontant que j’avais consacré mon dimanche à des amours saphiques en compagnie d’une de ses employées, mais je me suis retenue, répondant de manière évasive.
    
    — Tu n’es pas très loquace, ma chérie, on dirait que je te réveille !
    — Oui, tu me réveilles, je m’étais assoupie un moment, un peu fatiguée.
    — Rien de grave ? Tu n’es pas souffrante ?
    — Oh non, pas vraiment, juste un peu… un peu perturbée.
    — Et qu’est-ce qui te perturbe, Christiane ? Je peux t’aider ?
    — Pas vraiment, mais ne t’inquiète pas, cela va passer, c’est momentané et nous en avons vu d’autres !
    — Nous ? Cela me concerne aussi ?
    
    Mince, là je venais de me prendre les pieds dans le tapis, et je n’avais aucune envie de lui confier par téléphone mes frasques lesbiennes avec sa collaboratrice, surtout après tout ce que j’en avais dit. Il fallait rectifier rapidement le propos et faire en sorte de dissiper un quelconque soupçon.
    
    — Non en fait, mais tu vois, notre récent « rapprochement » fait que je t’associe désormais à mes petits soucis alors que tu n’es pas concerné. Excuse-moi pour cet excès… de… de quoi en fait ?
    — En tout cas pas un excès d’amour, il n’y en a jamais trop. Bonne nuit si tu replonges directement !
    
    Ouf, mais rien n’était réglé. Nous étions dimanche, Mayumi ne repartait que vendredi, allais-je ...
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