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L'été de la révélation
Datte: 14/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Kelo267, Source: Hds
... soupir, chaque gémissement doux s’ajoutait à cette partition charnelle que nous composions ensemble. Elle s’arquait, haletait, me murmurait des mots qu’elle n’avait jamais osé dire. Et quand nous avons explosé ensemble, ce fut sans violence. Juste une vague, immense, délicate, un abandon absolu dans l’autre. Nous sommes restés là, collés, fondus, le souffle court, les yeux brillants. —"Tu sais qu’on pourra jamais faire marche arrière," a-t-elle soufflé. —"J’en ai pas envie." Le retour au camping fut silencieux, mais habité. Nous n’avions rien à dire. Nos mains se cherchaient d’elles-mêmes. Nos regards se lisaient. Les autres n’ont pas posé de questions — ils avaient toujours su, au fond. Le soir, dans la tente, j’ai allumé une petite lampe. Elle se brossait les cheveux devant le miroir de voyage. Elle portait un t-shirt à moi, trop grand, qui dévoilait une épaule nue. Je me suis approché, j’ai glissé mes bras autour de sa taille. —"Tu dors contre moi, ce soir encore ? ai-je demandé dans un murmure. Elle s’est retournée, ses lèvres frôlant les miennes. —"Tu crois que je dormirai ailleurs, maintenant ?" Elle m’a doucement poussé sur le matelas, a grimpé sur moi, nue sous le t-shirt. Et cette nuit-là, nous avons fait l’amour à nouveau. Longtemps. Lentement. En riant parfois, en gémissant souvent, en explorant nos corps comme on explore un monde longtemps rêvé. À l’aube, je l’ai regardée dormir, blottie contre moi. J’ai caressé doucement ses ...
... cheveux, son dos, ses fesses douces, encore sensibles. Et je me suis dit que pour la première fois de ma vie, j’étais exactement à ma place. Elle a ouvert un œil, souri. —"Tu sais… cet été est vraiment différent." J’ai posé un baiser sur sa hanche. —"Et il ne fait que commencer." Retour à la maison – Première nuit “officielle” Le camping avait retrouvé son calme apparent. Nous étions revenus de Venise changés. Rien n’avait été dit clairement devant les autres, mais tout avait basculé. Nos gestes trahissaient cette nouvelle vérité : nous étions à présent un "nous" assumé. Et chaque nuit dans la tente n’était plus une routine, mais une fête des sens. Deux semaines passèrent ainsi, dans une bulle de volupté. Puis vint le retour à la maison. Cette fois, ce ne fut pas chacun chez soi, mais tous les deux dans ma voiture, les chiens endormis à l’arrière, nos mains liées entre les sièges. Devant l’immeuble, nous avons échangé un regard complice. —"Tu montes chez moi ?" a-t-elle demandé avec un sourire qui ne laissait aucune place au doute. —"Je n’ai pas envie d’être seul… plus jamais." Elle m’attendait déjà sur le seuil de sa porte, pied nu, robe légère. J’ai posé mon sac, elle a posé ses lèvres. Un baiser lent, qui disait “c’est chez nous, maintenant”. Et là, dans ce salon familier où j’avais tant de fois dîné “en ami”, quelque chose a changé à nouveau. Elle a reculé doucement, s’est dirigée vers sa chambre, sans me quitter des yeux. Je l’ai ...