1. L'été de la révélation


    Datte: 14/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Kelo267, Source: Hds

    ... les chiens s’étaient roulés dans l’herbe, et les habitudes avaient repris leur cours : café à deux, tartines au miel, plaisanteries familières. Mais cette année, il y avait Venise. Une promesse suspendue.
    
    J’avais réservé cette nuit sur un coup de tête. Céline avait levé les yeux vers moi, un « et si on osait ? » dans son regard, et je n’avais pas hésité. Dix ans de vacances communes, de dîners en tête-à-tête, de silences complices et de regards un peu trop longs… dix ans à faire semblant, à ignorer les battements de cœur qui s’emballaient parfois.
    
    Le jour J, nous avons quitté le camping tôt. Céline portait une robe fluide, ouverte dans le dos, et je n’ai pas osé dire à voix haute combien elle me troublait. J’avais mis la chemise bleu nuit qu’elle préférait. Dans le train, nos épaules se sont touchées. Nous n’avons rien dit.
    
    À Venise, la chaleur montait des pavés. Nous nous sommes perdus dans les ruelles, main dans la main. En réalité, je n’avais aucune envie de la lâcher. Elle riait, parfois nerveuse, et je buvais son rire comme un nectar rare. Gondoles, glaces, photos maladroites… et ce moment suspendu sur un petit pont, où elle s’est appuyée contre moi sans un mot.
    
    La chambre d’hôtel était belle, trop belle. Draps blancs, murs ocres, un bouquet de fleurs, une bouteille de prosecco… un seul lit, une seule nuit.
    
    —"C’est… vraiment une ambiance de film," a soufflé Céline en enlevant ses sandales.
    
    — "On le mérite, non ?" ai-je répondu, un sourire dans les ...
    ... yeux.
    
    Elle s’est approchée de la fenêtre.
    
    —"On fait semblant depuis trop longtemps, tu ne trouves pas ?"
    
    J’ai mis du temps à répondre. Mon cœur battait trop vite.
    
    —"Si. Et ce soir, j’en ai assez de faire semblant."
    
    Elle s’est tournée. Dans ses yeux, de la tendresse et du désir. Elle s’est approchée doucement. Je sentais son parfum. Ses doigts ont effleuré ma joue, puis elle m’a embrassé.
    
    Ce fut d’abord un baiser lent, hésitant, brûlant de retenue. Nos corps se sont cherchés. Elle m’a attiré contre elle, ses mains sur ma nuque, mon souffle court contre sa peau. J’ai glissé mes mains sur ses hanches, senti sa robe glisser sous mes doigts. Elle a frissonné.
    
    —"Ferme la porte," a-t-elle murmuré.
    
    J’ai obéi. Dans ce claquement discret, quelque chose s’est libéré. Nous n’étions plus voisins, ni colocataires de vacances, ni compagnons d’habitudes. Nous étions deux corps en feu, deux âmes qui s’étaient attendues trop longtemps.
    
    Elle a défait ma chemise lentement, comme un cadeau qu’on déballe avec soin. J’ai glissé ma main sous sa robe, frôlant sa cuisse, sentant la douceur de sa peau, la chaleur de son désir naissant. Elle a soupiré contre mon oreille.
    
    —"Tu sais que j’en ai rêvé, de ça. Tant de fois."
    
    J’ai souri, haletant :
    
    —"Moi aussi. Mais dans mes rêves… tu étais nue contre moi."
    
    Elle a ri, et d’un mouvement fluide, elle a laissé tomber sa robe. Elle portait de la dentelle noire, fine, délicate, choisie "au cas où". Elle était magnifique. Je l’ai ...
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