1. Correspondance charnelle


    Datte: 04/02/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Antoine-LRH, Source: Hds

    ... Sa main glisse sous mon t-shirt. Je l'emmène dans le local du fond, celui qu'on n'utilise presque jamais.
    
    Une fois la porte refermée, je la plaque doucement contre le mur. Je la dévore du regard, j'ai envie d'elle comme rarement. Mes mains glissent sous sa chemise, découvrent sa peau brûlante, son ventre ferme. Je déboutonne son pantalon. Elle ouvre le mien d'un geste rapide. Nos souffles s'accélèrent. Mon sexe est dur contre sa cuisse. Elle le saisit, me regarde, gourmande.
    
    Je la prends contre le mur, sauvagement. Ses jambes autour de ma taille, ses ongles plantés dans mes épaules. C'est torride. Brutal. Animal. Chaque coup de rein résonne dans la pièce. Elle crie mon prénom. Je m'enfonce en elle, encore et encore, incapable de me retenir. Nos corps claquent l'un contre l'autre, moites, affamés. Jusqu'à l'explosion.
    
    On reste là, haletants, collés, tremblants. Je la regarde, encore essoufflé.
    
    — Bordel, Claire…
    
    Elle rit, la voix rauque.
    
    On est ressortis du local comme si de rien n'était. Même pas gênés. Elle avait le regard brillant, les joues roses. Moi, j'étais dans un état second. L'adrénaline, la baise, son odeur sur mes doigts. En traversant le couloir, ma main est restée bien calée sur ses fesses. Je les caressais doucement, fermes, rebondies, encore tièdes de nos ébats. Elle ne disait rien. Mais son sourire en coin en disait long.
    
    Dans la salle de pause, Marc n'était pas encore revenu. J'aurais aimé que le temps s'arrête. Que la gare disparaisse. ...
    ... J'avais envie d'elle comme jamais. J'avais envie de lui bouffer la chatte, de l'embrasser partout, de lui écarter les jambes et de passer la nuit entier entre ses cuisses. Et son cul… J'avais goût de revenir y enfouir ma langue, mes doigts, ma queue. Je la voulais tout entière.
    
    Avant que Marc ne revienne, je me suis penché à son oreille :
    
    — Je veux te revoir. Ce soir. Pas juste cinq minutes dans une salle vide.
    
    Elle me regarda, un brin hésitante, puis me dit en baissant la voix :
    
    — On fait un aller-retour et je dors à l'hôtel en face ce soir. C'est mon premier découché.
    
    Je souris. Premier découché, et déjà dans mes bras. Elle sortit son téléphone, me dicta son numéro. Je le notai immédiatement. Un moment suspendu.
    
    — Tu finis à quelle heure ?
    
    — Vers 20h30, selon la ponctualité.
    
    — Je t'attends.
    
    — On verra…
    
    Elle m'a lancé un regard en coin, presque moqueur. Puis elle est repartie pour son second trajet. Mon cœur tapait fort dans ma poitrine. J'étais comme un ado. Toute ma journée, je l'ai passée à ressasser. Chaque geste, chaque son de sa voix. Je ne pensais qu'à elle. Qu'à son corps. À ce qu'on pourrait faire ce soir, dans un vrai lit.
    
    Puis le soir est venu. Je vois Marc arriver seul sur le quai. Mon cœur se serre.
    
    — Elle est où Claire ?
    
    — Partie direct à l'hôtel, me dit-il. Fatiguée.
    
    Je prends une claque. Je hoche la tête. Je tente de cacher ma déception, mais ça se lit sur mon visage. Je souffle un coup.
    
    — Tu sais qu'on l'a fait, ...
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