1. Sous un ciel de printemps


    Datte: 29/01/2026, Catégories: #délire, cérébral, revede, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... mâle, qui lui sent monter en elle cette déferlante. Alors… il n’y a plus qu’un long râle issu de deux gorges soudées par un baiser. Sa sève à lui éclabousse la gaine en feu, sans pour autant éteindre l’incendie qui la dévore. Elle se crispe, et ses ongles se plantent dans la chair, dans un véritable festival de soubresauts impossible à réprimer.
    
    Une pause dans le noir où deux êtres repus restent cois. Annabelle demeure allongée de tout son poids sur son mari. Quand enfin elle se force à faire un quart de tour, c’est pour regagner sa place dans la couche où le sommeil les attend. Les doigts enlacés, ils cherchent à s’endormir sans vraie envie de se désunir totalement. Les deux amants se font désormais face, front contre front. C’est l’heure du dernier baiser, ou du premier, compte tenu de l’heure matinale à laquelle il s’échange.
    
    — Bonne nuit ma belle…
    — Merci ! Je t’aime Pierre… et… c’était trop bien…
    — Oui…
    
    Il ne reste plus que les chants des murs pour faire vivre la nuit… les craquements des boiseries et les souffles réguliers de deux amoureux qui sont heureux… sans oublier également la respiration plus enfantine dans la chambre d’Emma… une maisonnée heureuse, un toit sous lequel couvent les amours les plus douces du monde.
    
    — xXx —
    
    Sept mars… Neuf heures !
    
    Pierre quitte la maison et Annabelle s’apprête de son côté à faire de même. Emma est prête également pour aller chez sa nounou. Un jour ordinaire, un petit matin où le ciel se voile de moutons ...
    ... plus gris que blancs. Un dernier trait de rouge sur les lèvres et puis… cette fois, c’est le départ. En retard comme d’habitude pour le bureau. Le temps de déposer Emma, puis de filer vers le centre-ville. Pff ! C’est la course comme souvent le matin. En plus, ses reins douloureux rappellent à la maman brune que la nuit n’a pas non plus été de tout repos. Un sourire naît sur le coquelicot au centre de la bouille lasse.
    
    Un salut à Nathalie, la nounou, un bisou à Emma, et l’aventure perdure. Le bureau, sa place, et c’est reparti pour une journée semblable à toutes celles des jours précédents. Le téléphone sonne sans cesse, et pourquoi diable se sont-ils tous donné le mot pour la déranger ce matin ? Les heures surchargées sont donc bien moins longues à passer. Midi… l’heure de la pause déjeuner. Mais pas question de laisser en plan ce type au téléphone qui se plaint de ce qu’il n’est pas remboursé assez vite. Faire face à la déplaisance des gens, un bon mot pour celui-là, pour rassurer, pour assurer. Et au moment de sortir pour rejoindre Pierre… où sont passées les clés de sa voiture ?
    
    Bon… là encore, Annabelle est en retard pour le déjeuner. Pas très grave puisque de toute façon celui-ci se fait au restaurant en compagnie de son mari. Elle abrégera ou ne prendra pas d’apéro, voilà tout. La voiture se faufile dans une circulation un peu plus dense à cette heure charnière de la journée. Le feu rouge, elle s’arrête. Les piétons traversent sans hâte, et il est douze heures ...
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