1. Sous un ciel de printemps


    Datte: 29/01/2026, Catégories: #délire, cérébral, revede, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... bouchée, de l’agnelle offerte. Il déloge prestement les boutons d’un chemisier qui emprisonne encore sa poitrine, laquelle monte et descend de plus en plus précipitamment. Au rythme de la câlinerie et de l’effet que ceux-ci lui font, un premier soupir fend le silence du salon. N’y tenant plus, la femme fait un quart de tour, pas pour échapper à ce qui la rend dingue, non ! Juste pour que les pattes habiles trouvent dans son dos à demi dévêtu un autre terrain de jeu. Et qui sait… pour que le fermoir du soutien-gorge dissimulant ses seins soit plus accessible ? Cette fois, c’est bien sur la bouche de Pierre que se dessine un vrai sourire.
    
    La soirée débute par des jeux de mains et de langue, des baisers brasiers qui enflamment tout sur leur passage. Annabelle fait l’amour, avec amour. Ça dure une bonne partie de la soirée, lui comme elle espérant sentir les premiers signes de jouissance chez son partenaire. Un plaisir qu’ils veulent partager jusqu’à l’ultime seconde. Effleurements, attouchements, bises sexuelles et autres délices pleuvent et se succèdent, faisant monter crescendo une température qui embrase les sens. Fête des doigts qui vont et viennent, redécouvrant ce qui chaque fois est pourtant si différent. Qui d’elle, de lui, a le frisson qui entraîne inexorablement elle et son complice dans un déchaînement de sensations renouvelables à l’infini ?
    
    La pénétration ne devenant à force de jouer qu’accessoire, et l’aboutissement suprême de cet amour qu’ils se prouvent ...
    ... une fois de plus. Les soupirs, les gémissements sont là, qui résonnent dans la pièce quasiment close et plus rien ne paraît exister que ce bonheur d’être là, à s’aimer aussi fort, aussi tendrement. Nus, sans plus aucune pudeur, les amants demeurent enfin immobiles, savourant les derniers spasmes de cette vague qui vient de déferler dans deux corps qui n’en faisaient plus qu’un. Long silence où désormais il n’y a plus que cette femme pelotonnée dans les bras de son homme.
    
    Et la patte masculine qui lisse de nouveau la rondeur d’un sein, ou l’arrondi d’une épaule. Personne ne veut bouger, personne ne tient non plus à rompre cet instant si magique qui suit l’acte lui-même. Non ! Annabelle est si bien contre la muraille de cette poitrine. Quant à Pierre, il ne cherche pas à la retenir ni à la faire fuir. Ils sont là, soudés par cet amour qui les noue, les rend invulnérables, loin de toutes les attaques ou tentations extérieures. Les lèvres de son mari reviennent à la charge, dans de délicieux bécots sonores qui claquent sur la peau sensible du visage de la jolie brune.
    
    Charme finalement rompu par la voix mâle de Pierre.
    
    — Bon, ma chérie… je vais voir si Emma n’a pas bougé et il est l’heure d’aller nous coucher, non ?
    — Oui… Pierre… je t’aime ! Tu crois que ce sera toujours aussi… bien, aussi bon ?
    — Pourquoi voudrais-tu que ça change ? Je t’aime moi aussi tellement…
    — Je ne sais pas ! Parfois… j’ai de drôles de pressentiments.
    — Allons… chasse vite ces mauvaises idées. ...
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