1. Sous un ciel de printemps


    Datte: 29/01/2026, Catégories: #délire, cérébral, revede, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... Je suis là, toi aussi et… j’arrive ! Je vais seulement faire un bisou à notre bout de chou.
    — Tu as raison… je dois être un peu idiote… va… mon cœur, je t’attends dans notre lit !
    — Humm… c’est une invitation… encore ?
    — Peut-être… qui sait, si tu es capable de rallumer la flamme et le cierge.
    — Tu paries ?
    — Allez, mon amour, fais le plus vite possible, parce que si je dors… pas question de me réveiller… d’accord ?
    — Humm !
    
    — xXx —
    
    Sept mars… Une heure trente !
    
    Les draps sont frais dans lesquels se glisse le corps gracile de la belle brune. Annabelle s’étire, et tapote son oreiller, se cale et écoute les bruits de la nuit. Dans la chambre contiguë, Pierre est sûrement penché sur la goutte d’amour, perdu dans des rêves inaccessibles pour l’un comme pour l’autre. Ce sont les semelles des chaussons de son mari qui dans le noir absolu lui indiquent son retour. Lui s’assoit sur le bord du lit, soulève la couverture, créant ainsi un léger courant d’air.
    
    — Brr… Dépêche-toi, Pierre ! Tu veux me geler ?
    — Non… et puis ne suis-je pas là pour te réchauffer ? J’ai cru comprendre que…
    — Oui… oui ! La petite dort ?
    — Une bûche… mais toi non, alors je peux peut-être…
    — Ah… ah ! Je vois ! Monsieur mon mari est en pleine forme ce soir !
    — Ce matin, tu veux dire ! On ne va pas être très frais pour aller au boulot demain… enfin tout à l’heure…
    — Tu veux que je te dise, Pierre ?
    — Quoi, mon ange ?
    — Je m’en fiche du bureau, pensons seulement à nous, veux-tu ?
    — ...
    ... Mais… avec joie ! C’est à qui ça ?
    — Hmmm !
    
    La main frôle un sein qui se tient si près de son bras. Et puis lentement, mais sans préliminaires cette fois, il attire le corps de sa femme contre lui… l’embrasse goulûment sur la bouche et guide sa main vers ce qui a déjà repris une forme convenable…
    
    — Je vois… et surtout, je sens…
    — Il ne te reste plus qu’à t’en servir… hein !
    — C’est donc à moi de faire le premier pas ?
    — J’imagine que oui, ma chérie.
    — D’accord… mais à mon idée, n’est-ce pas ?
    
    Et sans un autre mot, elle soulève son corps, enjambe celui de Pierre et se redresse lentement. La menotte qui n’a pas lâché l’éperon de chair la guide vers cet endroit d’elle qui quelques minutes plus tôt les réunissait, dans l’intention évidente de recommencer l’opération. Et une fois engagé, le sexe de son homme dans l’étui de velours, elle se laisse glisser, assise sur lui. Un ouf bref, et l’intromission se fait sans aucune douleur. Il faut dire que le lieu est passablement lubrifié par les jeux précédents. Annabelle remue la croupe, monte et descend sur l’épée, et ses paumes en appui sur la poitrine masculine, elle se déhanche à grand renfort de gémissements. Combien de temps dure cet assaut charnel ?
    
    Il n’est pas question de chronométrer ou de comptabiliser. C’est divin et elle règle comme elle l’entend la cadence de ce coït qui va fatalement les amener à se libérer à plus ou moins brève échéance. Les tremblements de tous les muscles de la belle sont le signal pour le ...
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