1. L'inconnu de la rivière


    Datte: 28/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: aurélie69, Source: Hds

    ... incapable de bouger, incapable de parler. Son sperme coule de mon visage.
    
    Le silence qui suit est lourd, presque palpable. Je suis seule, tremblante, avec des questions sans réponses. Qui était-il ? Pourquoi m’a-t-il fait cela ? Et pourquoi est-ce que, malgré tout, je me sens si vivante, si éveillée ?
    
    Je reste là, assise dans l’herbe, le regard fixé sur l’endroit où il a disparu. La rivière continue à couler, indifférente à ce qui vient de se passer. Les arbres chuchotent toujours leurs secrets, et le soleil commence à descendre derrière l’horizon, peignant le ciel de teintes orangées et violettes.
    
    Je me relève lentement, ramasse ma robe. Je me nettoie comme je peux. Mes mains tremblent, mais ce n’est pas de peur. C’est quelque chose d’autre, quelque chose que je ne parviens pas à nommer. Une excitation étrange m’envahit, un sentiment d’anticipation que je ne comprends pas.
    
    L’avenir est incertain, mais pour la première fois depuis longtemps, je me sens prête à l’affronter. Cet inconnu a laissé une marque en moi, une marque que je ne peux ignorer. Et alors que je m’éloigne de la rivière, le cœur encore battant, je sais que rien ne sera plus jamais comme avant.
    
    La forêt semble différente maintenant, comme si elle aussi avait été témoin de quelque chose d’important. Les ombres s’allongent, et le vent chuchote des mots que je ne parviens pas à saisir. Mais une chose est sûre : je ne suis plus la même femme qui est venue ici cet après-midi.
    
    Et alors que je marche vers les escaliers qui me permettent de revenir près des habitations, une question me hante, insistante, envoûtante : On se revoit ici, ou ailleurs ?
    
    La réponse, je le sais, elle est déjà en moi.
    
    Depuis je n’ai toujours pas revu cet inconnu, je vais toujours à la rivière, espérant le voir, pour une nouvelle aventure.
    
    Merci d’avoir lu cette histoire.
    
    Aurélie, bise à mes lecteurs.
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