1. L'inconnu de la rivière


    Datte: 28/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: aurélie69, Source: Hds

    L’inconnu de la rivière.
    
    On est début juillet 2025, la rivière se trouve à quelques mètres de la sortie du village.
    
    Je suis assise au bord de la rivière, les pieds immergés dans l’eau fraîche qui enserre mes chevilles comme une caresse liquide. Le soleil déclinant un filtre à travers le feuillage, projetant des éclats dorés sur ma peau nue. Ma robe, ma culotte sont posées à mes côtés, tandis que mes doigts effleurent lentement mes épaules, ma poitrine, mes hanches, mon sexe. Je veux me faire du bien, comme pour me réapproprier chaque centimètre de mon corps. C’est un rituel secret, un moment volé au temps où je suis simplement moi, sans regard, sans jugement. La rivière est mon sanctuaire.
    
    L’air est lourd des parfums de la forêt : mousse humide, terre noire, et cette odeur âcre de feuilles en décomposition qui parle de cycles et de renaissance. Je ferme les yeux, je me laisse aller, très active sur mon clito, laissant le bruissement de l’eau bercer mon esprit. Mon cœur bat au rythme lent de la rivière, une pulsation apaisante qui me rappelle que je suis vivante. Ici, je suis libre.
    
    Mais la paix se brise en un instant. Un craquement de branche derrière moi. Mes yeux s’ouvrent d’un coup, et je me retourne, le souffle court. Un homme est là, immobile à quelques pas, sa silhouette découpée contre la lumière tamisée des bois. Mon cœur s’emballe, non de peur, mais de surprise. Comment n’ai-je rien entendu ? J’étais trop absorbée, trop enivrée par cette ...
    ... solitude.
    
    Gênée, je saisis ma robe, la pressant contre moi comme un bouclier dérisoire. La chaleur monte à mes joues, une brûlure humiliante. Qui est-il ? Que fait-il ici ? La rivière est mon refuge, un lieu où je croyais être à l’abri des regards. Mais voilà qu’il est là, et sa présence me déstabilise, m’envahit.
    
    Il avance, ses pas assurés, presque silencieux. Il est grand, ses épaules larges occupant l’espace avec une autorité naturelle. Ses cheveux sombres, légèrement ébouriffés par le vent, encadrent un visage aux traits taillés à la serpe. Ses yeux… ses yeux me fixent avec une intensité qui me transperce. Ce n’est pas un regard de convoitise, ni de menace, mais quelque chose de plus complexe, de plus troublant. Comme s’il voyait à travers moi, jusqu’à une part de moi que je ne connais pas encore.
    
    Il murmure, d’une voix grave et rauque, comme du velours usé par le temps.
    
    - Ne crains rien, je ne suis pas là pour te faire du mal.
    
    Ses mots me rassurent un peu, mais je reste sur mes gardes. Je ne le connais pas. Son apparition soudaine est un coup de poignard dans mon havre de paix. Pourtant, il y a dans sa manière d’être, une confiance tranquille, une présence presque magnétique, qui me pousse à baisser légèrement ma garde.
    
    Il continue à s’avancer, et je recule instinctivement, jusqu’à ce que mon dos heurte le tronc rugueux d’un arbre. Je suis coincée, et cette réalisation fait monter en moi une panique sourde. Que va-t-il faire ? Que veut-il ?
    
    Sans prévenir, il pose ses ...
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