1. Milord


    Datte: 24/01/2026, Catégories: #volupté, fh, cadeau, prost, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... elle. Son parfum grisant l’avait étourdi.
    
    Laissez-vous faire, Milord
    
    Et prenez bien vos aises
    
    vos peines sur mon cœur
    
    Et vos pieds sur une chaise
    
    Les secondes s’étaient égrenées, suspendues entre la douleur de l’abandon et le réconfort de l’oubli. Elle était là, tout contre lui, ses doigts effleurant les siens, sa voix perçant son chagrin. Il aurait dû fuir, résister à cette étrange douceur qui s’était insinué en lui, mais il n’en avait pas eu la force.
    
    Et maintenant, il était dans cette chambre, allongé sur le dos, elle à califourchon sur lui. Tout en se caressant les seins, elle ondulait sensuellement, en faisant tournoyer lentement son bassin, l’enserrant de son ventre bouillant. Elle bougeait langoureusement, avec un art consommé, un rythme lancinant qui le maintenait aux portes de l’extase, sans jamais la lui accorder.
    
    Les mains agrippées à ses cuisses moelleuses, il ne voyait plus que le visage penché au-dessus du sien, les yeux brillants dans lesquels ils se dissolvaient. Il geignait doucement, chaque fois qu’elle s’immobilisait pour retarder la jouissance. Et dans les volutes de feu, qui l’embrasaient, il n’entendait plus que le doux refrain :
    
    Je vous connais Milord
    
    Même si vous ne m’avez jamais vue.
    
    Malgré votre foulard de soie
    
    Flottant sur vos épaules,
    
    Que vous aviez le beau rôle,
    
    Vous ne connaissez pas le prix de ces petits instants
    
    qui changent tout, qui font le bonheur.
    
    Alors moi la fille de la rue,
    
    Laissez-moi ...
    ... vous apprendre…
    
    Il avait l’impression d’être soulevé par une houle immense. Il avait la sensation de retrouver son corps, de renaître à la vie comme une fleur conservée trop longtemps dans la pénombre et qui retrouvait enfin la lumière du jour. Il ne vivait plus que le moment présent. Il n’était plus que sensations, vertige, désir. À fleur de peau. Et cette chanson qui déferlait vague après vague, l’entraînant toujours plus loin, toujours plus haut :
    
    L’amour, ça fait pleurer
    
    Comme quoi l’existence
    
    Ça vous donne toutes les chances
    
    Pour les reprendre après.
    
    Mais pas avec moi Milord,
    
    Ce que je donne, c’est pour la vie…
    
    Le souffle coupé, il s’abandonnait au plaisir qui montait inlassablement à l’assaut. Malgré le voile qui lui brouillait la vue, la silhouette sensuelle se découpait en lignes de feu, se gravant dans ses prunelles. De ses doigts, elle continuait à lui titiller les tétons. L’extase et l’impatience se mélangeaient, l’engloutissant dans un cocon éblouissant. Il laissa échapper une plainte. Et de nouveau cette chanson bouleversante :
    
    Laissez-vous faire, Milord
    
    Venez dans mon royaume
    
    Je soigne les remords
    
    Je chante la romance
    
    Je chante les milords
    
    Comme mus par une volonté propre, leurs doigts s’entrelacèrent. Ils restèrent un long moment ainsi, yeux dans les yeux, elle toujours au-dessus de lui, savourant la magie de l’instant. Il aurait dû s’inquiéter que leur intimité et leurs gestes de tendresse allaient trop loin. Qu’ils ...