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Le petit canard de la côte flamande
Datte: 18/01/2026, Catégories: #romantisme, fh, jeunes, vacances, plage, #multilingue, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... sincèrement que ça dépasse la simple amourette de vacances… Et comme je te l’ai déjà dit, entre l’endroit où tu habites et l’endroit où j’habite, il y a un peu plus de quarante kilomètres, même moins selon la route qu’on prend, j’ai vérifié. Elle grimace un peu : — Excuse-moi, mais… je n’arrive pas à m’y faire. Tu es le premier qui résiste à mes sœurs et qui envisage sereinement une suite avec moi. Et en plus, c’est… euh… grandiose quand nous… enfin… tu vois quoi… — Merci pour le grandiose, c’est ce que je ressens aussi. Oui, j’envisage une suite avec toi, je ne sais pas jusqu’où nous irons, mais j’ai envie de tenter le coup. Moi aussi, ça m’étonne, surtout que c’est… euh… rapide ! Mais, comme ça fonctionne très bien entre nous, je ne vais pas me mettre martel en tête ! Se laissant toujours peloter, Elke hausse des sourcils : — « Martel » ? Wat betekent dat ? — Ah, excuse-moi, c’est l’ancien nom du marteau, l’outil pour enfoncer des clous. — OK, j’ai compris… Oui, c’est rapide, ça m’effraie un peu. Et puis, même si ça casse, je me dis que j’aurais vécu quelque chose de bien avec toi. Soupesant ses deux mignonnes masses, je me mets à rire : — J’adore ton optimisme, mijn liefste ! (ma chérie) — Comment tu m’as appelée ? — Ça me semble naturel de te le dire… — Et moi, comment je dois t’appeler ? — Tu ne dois pas te forcer, Elke. Ça viendra naturellement. Prestement, elle se blottit contre moi : — Dat vind ik zo leuk aan jou ! (c’est ça que j’aime ...
... chez toi) Inutile de préciser que nous avons remis le couvert avec joie et passion, elle et moi… Le lendemain, après en avoir discuté sur la plage un long moment, nous décidons de nous afficher et d’annoncer la couleur, au soir, lors du repas prévu avec les deux familles au restaurant. Autour de la table, c’est visiblement une surprise pour tout le monde. C’est Saskia qui réagit la première : — Vous sortez ensemble ? — Non, non, on sort chacun de son côté, séparément. Ma tante intervient : — Sois un peu sérieux, Gildas ! C’est une plaisanterie ou c’est la vérité ? — Comme tu es comme Saint-Thomas… Je me penche sur ma voisine et je l’embrasse sur les lèvres. Elle se laisse faire, ou plutôt, elle m’accompagne dans mon baiser. Puis, quand le baiser se termine, balayant toute la table du regard, Elke prend la parole en français : — Maintenant, vous nous croyez ? Affichant un grand sourire moqueur, sa grande sœur devance les autres convives : — Je me rappelle d’un certain Henk… — J’avais quatre ans ! Et pour enfoncer le clou (qui l’est déjà bien), elle m’embrasse à son tour, mais à pleine bouche, sans aucun complexe. Si le message n’est pas reçu cinq sur cinq autour de la table, alors c’est désespérant ! Le lendemain matin, tandis que mon oncle dort toujours (impossible qu’il se lève avant neuf heures), lors du petit déjeuner, grande spécialiste mondiale des pieds dans le plat, ma tante me gronde à moitié : — Je t’avais demandé de t’occuper de ...