1. L’une des plus belles journées dans la vie d’une femme


    Datte: 14/01/2026, Catégories: #romantisme, #vengeance, #adultère, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... pourtant savoir de quoi il retourne.
    — Il faut croire qu’on ne connaît jamais assez bien les gens.
    — On ne se connaît pas soi-même, Thomas.
    — C’est vrai… J’oubliais que tu es psy…
    — Oh, c’est un bien grand mot…
    
    Elle prend son verre pour le porter à ses lèvres rouge vif. Après avoir bu une petite gorgée, elle dit sereinement :
    
    — Je sais aussi que tu lui as passé un savon du genre : on n’a pas le droit de gâcher la plus belle journée d’une femme.
    — C’était en effet l’idée générale.
    
    Elle pose son verre :
    
    — La plus belle journée d’une femme qui avait bien commencé. Décidément, c’est le cordonnier le plus mal chaussé, je sais voir clair pour les autres, mais je suis aveugle pour moi-même. Parfois, je me dis que je devrais me remarier pour vivre une autre plus belle journée qui effacerait la première.
    — Tu as envie de divorcer ?
    — Parfois, ça me démange, Thomas, ça me démange sérieusement, mais ce n’est pas évident ! Figure-toi que j’aime encore ce crétin !
    — Quand on a quelqu’un dans la peau, ce n’est pas évident.
    
    Mon interlocutrice me regarde en plissant des yeux :
    
    — T’en sais quelque chose, c’est ça ?
    — Hmmm… un peu…
    — Comment tu as fait pour… comment dire… pour réduire la dose ?
    — Hmmm… le meilleur moyen d’oublier une femme, c’est dans les bras d’une autre femme. Disons que ça fonctionne plus ou moins bien.
    
    La musique de fond (issue de la chaîne hi-fi verticale et ultraplate, un achat récent de Gérald) vient de basculer sur un slow, Karine se ...
    ... lève :
    
    — En parlant de bras, ça te dit une petite danse ?
    — Je crois que, ce soir, je ne peux rien te refuser, ou si peu.
    — Tu crois bien. Allez, ne fais pas ton collégien timide. Et enlève ta veste, tu vas mourir de chaud !
    
    Peu après, nous dansons, l’un contre l’autre, de plus en plus serré. Étrange situation que d’avoir la femme dont on rêve dans ses bras, tout en sachant que vous jouez un rôle, celui de son mari. J’ai vu mieux comme emploi, mais je ne boude pas mon plaisir, d’autant que la poitrine de Karine est plaquée contre mon torse à travers une mince chemise blanche.
    
    Puis la musique change de rythme, nous revenons sagement à nos places autour de la table. Quand elle s’assied, elle me lance d’un ton négligent :
    
    — Ce fut un beau slow… il faudra recommencer.
    
    Puis elle change complètement de propos, parlant un peu de tout et de rien. Je vis décidément une soirée étrange et imprévue, mais ça me change de la grisaille quotidienne. Soudain, elle aborde un sujet plus personnel :
    
    — Tu vois, l’idéal serait de dénicher un homme rien que pour moi, qui soit à la hauteur de mes attentes, et qui sache aussi s’occuper des enfants. Un peu le souhait de tes dernières conquêtes.
    — Un petit bémol : elles ne voyaient que le père pour leurs enfants, pas l’amant et le compagnon pour elles. En cherchant bien, tu trouveras facilement. Tu as tous les atouts pour ça.
    — Je pense que oui. Tu connais mon métier, n’est-ce pas…
    
    Je ne comprends pas bien cette transition :
    
    — ...
«12...789...14»