1. Bain du soir


    Datte: 08/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... troublante que j'ai vue près de la rivière.
    
    La tension monte en moi par vagues successives. Chaque mouvement de mon majeur sur mon clitoris m’envoie des décharges électriques dans tout le corps. Je sens l'orgasme approcher, cette déferlante de plaisir qui monte du plus profond de mes reins.
    
    Mes jambes se tendent, mes orteils se recroquevillent. Ma respiration devient de plus en plus courte, entrecoupée de petits gémissements que je ne peux plus retenir. L'image de Léo nu dans l'eau occupe entièrement mon esprit, décuplant chaque sensation.
    
    "Léo..." murmurent mes lèvres entrouvertes.
    
    Son nom sur ma bouche agit comme un déclencheur. L'orgasme me submerge d'un coup, une vague de plaisir d'une intensité inouïe qui me fait cambrer tout le corps. Mes muscles se contractent par spasmes autour de mes doigts, tandis que des étincelles de jouissance irradient de mon sexe vers chaque terminaison nerveuse.
    
    Je crie son nom une seconde fois, plus fort, sans pouvoir me retenir. Mon corps tout entier vibre sous l'impact de cette déferlante de sensations. Les spasmes se succèdent, chacun plus intense que le précédent, me laissant pantelante et tremblante sur mes draps froissés.
    
    Quand les dernières ondulations du plaisir s'estompent enfin, je reste allongée, haletante, les membres lourds de satisfaction. Ma peau luit d'une fine pellicule de sueur, et mon cœur bat encore à tout rompre. Entre mes cuisses, mes doigts baignent dans cette moiteur chaude qui témoigne de ...
    ... l'intensité de ma jouissance.
    
    Je porte mes doigts à mes lèvres et goûte ma propre essence. Ce goût salé et musqué achève de m'enivrer. Je viens de franchir une frontière, de céder à un désir que je n'aurais jamais cru éprouver pour un inconnu aperçu par ma fenêtre.
    
    Mais déjà, tandis que je sombre dans un sommeil apaisé, une idée germe dans mon esprit embrumé par le plaisir. Demain, je lui laisserai un mot. Demain, ce sera à mon tour de me dévoiler.
    
    ***
    
    Mon réveil sonne à six heures, mais je suis déjà debout depuis longtemps. Impossible de trouver le sommeil après ce qui s'est passé hier soir. L'image de Léo nu dans la rivière n'a pas quitté mon esprit une seconde, et mon corps vibre encore des échos de l'orgasme qui m'a terrassée en pensant à lui.
    
    Je prépare mon café d'une main tremblante, puis je m'installe à ma table de cuisine pour rédiger ce mot qui va peut-être changer ma vie. Les mots viennent naturellement, comme s'ils n'attendaient que d'être libérés.
    
    "Je t'ai vu... Et je rêve de te rejoidre. Viens me montrer la rivière à la tombée de la nuit. A."
    
    Mon cœur bat si fort quand je glisse le papier dans sa boîte aux lettres que j'ai peur qu'il m'entende depuis sa maison. Puis je passe la journée à guetter le moindre signe de sa présence, partagée entre l'excitation et une angoisse délicieuse.
    
    À vingt-et-une heures, je descends vers la rivière, les jambes flageolantes. J'ai revêtu une robe légère en coton blanc qui épouse mes formes sans les dévoiler ...
«12...456...11»