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Bain du soir
Datte: 08/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds
... crépuscule, je distingue les contours de son torse nu, la ligne de ses épaules qui se dessinent avec une précision troublante. Mes yeux suivent malgré moi le mouvement de ses mains qui défont sa ceinture, puis font glisser son jean le long de ses hanches. Je devrais détourner le regard, fermer ce rideau, respecter son intimité. Mais je ne peux pas. Mon cœur tambourine contre mes côtes quand il se redresse, entièrement nu, et que la lune révèle son corps dans toute sa force masculine. Ses muscles roulent sous sa peau hâlée par les journées de travail en plein air. L'arboriste que j'ai croisé quelques fois au village se transforme soudain en une vision qui réveille quelque chose de primitif au creux de mon ventre. L'eau l'accueille dans un frisson qui fait courir mes propres muscles sous ma chemise de nuit. Je le regarde s'immerger lentement, centimètre par centimètre, et j'ai l'impression que c'est moi qui pénètre dans cette fraîcheur liquide. Ses mouvements sont d'une grâce animale qui m' hypnotise. Quand il rejette la tête en arrière pour mouiller ses cheveux, j'imagine mes doigts qui s'y enfouissent. Ma respiration devient plus courte, plus saccadée. Une chaleur nouvelle se propage entre mes cuisses, différente de celle qui règne dans ma chambre. Mes tétons durcissent contre le coton fin de ma nuisette, et je presse inconsciemment mes jambes l'une contre l'autre pour apaiser cette pulsation qui naît dans mon bas-ventre. Léo nage maintenant avec des brasses ...
... puissantes qui font rouler les muscles de son dos. Chaque mouvement semble calculé pour me faire perdre la raison. L'eau ruisselle sur sa peau quand il émerge près du rocher plat, et je mords ma lèvre inférieure pour étouffer le gémissement qui monte de ma gorge. C'est à cet instant précis que nos regards se croisent. Le temps se suspend, comme si l'univers entier retenait son souffle. Ses yeux trouvent les miens par-delà la distance, par-delà les feuillages qui nous séparent. Je devrais avoir honte, me cacher, mais quelque chose dans son regard m'en empêche. Il ne détourne pas les yeux. Au contraire, il soutient mon regard avec une intensité qui me brûle jusqu'aux os. Un sourire naît lentement sur ses lèvres, un sourire qui n'a rien d'innocent. Il sait que je l'observe. Il sait que je le désire. Et il aime ça. Ma main libre glisse malgré moi vers mon cou, caresse ma clavicule dans un geste que je ne contrôle plus. Ses yeux suivent ce mouvement, et je vois sa mâchoire se crisper légèrement. La distance entre nous n'empêche pas cette communication muette, cette danse du désir qui s'établit dans le silence de la nuit. Il sort lentement de l'eau, sans me quitter du regard. L'eau dégouline de son corps en rivières argentées qui cascadent sur sa peau. Je découvre alors son sexe, à demi érigé, qui se balance entre ses cuisses musclées. Ma bouche s'assèche instantanément. Léo ramasse ses vêtements avec une nonchalance calculée, comme s'il savait parfaitement l'effet ...