1. Salle obscure


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #initiation, fh, cinéma, Voyeur / Exhib / Nudisme Auteur: AMAL, Source: Revebebe

    ... réalise en levant les yeux vers sa bouche que lui aussi tente la respiration comme self-control. Il mord sa lèvre inférieure, comme pour se retenir de m’embrasser. Je suis fascinée. Je ne perds pas pour autant de vue qu’il faut fixer une limite, et qu’à un moment le film va s’arrêter. Mais sa bouche me fait tellement envie. Je penche ma tête vers lui. Son odeur m’enivre. Qu’est-ce qu’il sent bon ! Je plonge mes yeux fermés dans son cou pour le sentir et effleurer sa peau du bout de mon nez. Il relève la tête, comme pour me laisser profiter. Mais je sens son corps se tendre. Ses respirations sont plus lentes, plus profondes, plus intenses. Lui aussi essaie de garder le contrôle. Je promène mon nez sous sa mâchoire, à la racine de ses cheveux, je frôle le lobe de son oreille. Et je le sens parcouru de frissons.
    
    Quelle que soit la durée du film, il sera beaucoup trop court. Je sors ma tête de son cou. Je me redresse. J’ai chaud. J’ai soif. J’ai envie de lui. Échauffé tout comme moi par ces quelques secondes inespérées, il remonte les manches de son sweat-shirt. Mes doigts caressent doucement son avant-bras, du coude au poignet, avec une légère pression au bout des phalanges. Comme pour lui signifier la violence sous ces caresses contenues. Je finis par redescendre ma main dans le creux de la sienne pour glisser mes doigts entre les siens. Il empoigne ma main comme pour me signifier à quel point il a aimé ce moment, mais combien s’en tenir là lui coûte, tout en venant enfouir ...
    ... son nez dans mes cheveux.
    
    Il promène lentement sa bouche autour de mon oreille, respire doucement. J’ai tellement chaud. Je relève la tête comme pour suivre à nouveau le film. Je sens son regard. Je mouille mes lèvres avec ma langue sans quitter l’écran des yeux. J’ai envie de sa bouche, et je sens son regard sur la mienne. Je ne peux rien dire, je ne peux rien faire, mais je ne vais pas me cacher : j’en crève d’envie. Quelle torture délicieuse. Je veux voir s’il me suit. S’il peut se tenir au bord de la falaise, et ne pas sauter : sa bouche au bord de la mienne, et résister. Parce que s’il peut, ce moment va être absolument torride.
    
    Je plante mes yeux dans les siens, puis fixe sa bouche, lèche doucement ma lèvre supérieure puis mords ma lèvre inférieure. Il ferme les yeux, comme en souffrance, en inspirant profondément. Il a compris et ça commence à devenir difficile. Il écarte bien les jambes. Une façon de me signifier qu’il est à l’étroit. Je glisse ma main sur sa jambe et caresse de manière appuyée le bas de sa cuisse. Il se cambre dans son siège, je sais qu’il fantasme ma main qui remonte. J’imagine son sexe dur quelques centimètres plus haut. Son jean serré. Il tourne sa tête vers moi, me murmure doucement « arrête » comme un petit supplice. De le sentir se contenir si fébrilement, ça me brûle entre les cuisses. Je retire ma main, me tourne à nouveau vers le film, puis expire lentement. Il me regarde. Il voit que je respecte. Mais je sais qu’il n’avait pas envie ...
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