1. Salle obscure


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #initiation, fh, cinéma, Voyeur / Exhib / Nudisme Auteur: AMAL, Source: Revebebe

    Dans le noir de la salle, son bras était venu se caler contre le mien. J’avais savouré ce contact très innocent sur l’accoudoir, en imaginant que de nous deux, j’étais la seule à y trouver un plaisir coupable. Plongé dans le film, il n’avait probablement même pas remarqué.
    
    Je savourais en silence ce plaisir inavoué, quand le dos de sa main a effleuré le dos de la mienne. Sa main s’est éternisée, et tout doucement ses doigts ont effleuré les miens…
    
    Mon cœur s’est comme arrêté de battre. Mon cerveau a fait Pause. Ce film n’était qu’un prétexte pour passer un peu de temps avec lui. Mais je n’avais pas envisagé que lui aussi ait pu y voir l’opportunité d’un rapprochement. J’essayais de réfréner l’envie de venir chercher plus, elle commençait à me tordre le ventre.
    
    On avait tous les deux 17 ans. J’étais en couple. Dans une histoire que je reconnais maintenant comme sans grand intérêt, sinon d’avoir été la première. On s’était rencontrés quelques semaines avant, et la première fois que l’on s’est revus, on a convenu d’aller voir un film. S’il fallait avoir des principes, et ne pas apprendre à trop se connaître, quel meilleur endroit qu’une salle sombre ? Elle était quasiment vide, et pour cause, on avait choisi un film bien long, un peu dark. Je ne pensais pas que cela irait plus loin. Son bras contre le mien, rien de particulier. Mais le contact de ses doigts avait électrisé tout mon corps d’une chaleur délicieuse.
    
    Mon cerveau s’amusait à me faire souffrir : entre les ...
    ... valeurs morales de fidélité (à mon copain de l’époque, qui, cela dit, en aurait souffert par ego plus que par passion) et la petite voix dans ma tête qui me répétait que je devais fabuler et qu’il était impossible qu’un mec comme mon voisin d’accoudoir soit intéressé par moi, je vivais, écrasée au fond de mon siège, un antagonisme violent. Mes yeux subjugués regardaient en coin ses doigts caresser les miens, comme pour prouver à mon cerveau que je ne rêvais pas : c’était bien en train d’arriver.
    
    Sauf que si c’était vraiment en train d’arriver, le problème, c’est que j’avais envie de beaucoup plus que de coller innocemment mon bras contre le sien. Caresser ses doigts, c’était encore relativement innocent. On était probablement toujours en terrain autorisé. Mais je sentais comme une boule chaude gonfler entre mes cuisses, la sensation de mon sexe qui se contractait, l’envie de goûter sa bouche.
    
    Sans détourner mon visage de l’écran, je fermais les yeux, tentais d’inspirer puis d’expirer doucement pour calmer ce que l’envie en lui commençait à faire monter de pulsion. Je m’étais sentie fébrile quand il m’avait fait la bise en me retrouvant (surtout qu’il l’avait appuyée doucement) mais je ne m’étais pas autorisée à fantasmer qu’il se passe plus, et là, clairement, je perdais pied.
    
    Tout en essayant de garder le contrôle de ma respiration, je tourne doucement la tête vers lui, mes yeux baissés d’abord. Ne pas affronter son regard. Ne pas risquer d’interrompre ce moment. Je ...
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