1. Journal d'un monstre 1


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #journal, #réflexion, #psychologie, #drame, #vengeance, #adultère, #différencedâge, fh, fplusag, profélève, pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... moi.
    
    Deuxième cours avec sa classe. Une nouvelle épreuve. Chaque minute passée à tenter de garder mon sang-froid m’a semblé une éternité.
    
    Heureusement, ce BTS est en alternance. Une bénédiction déguisée : je ne le reverrai pas avant dix jours. Dix jours pour retrouver un semblant d’équilibre.
    
    Après le cours, mes nerfs étaient à vif. L’idée d’abandonner m’a traversé l’esprit. À quoi bon continuer si c’est pour revivre ce supplice à chaque fois ? J’en ai parlé à ma psy cet après-midi. Sa réponse m’a surprise : « Ne laissez pas cette situation vous contrôler. Transformez votre douleur en force. Soyez proactive. »
    
    Ce soir, j’en ai parlé avec Patrice. À table, après un long silence, il a posé sa fourchette et m’a regardée droit dans les yeux : « Tu sais… tu peux peut-être tourner ça à ton avantage. »
    
    Son idée était cruelle, mais étrangement cathartique. Nous avons conclu que Vincent n’aurait jamais son BTS. Et si je pouvais le pousser à flancher avant la fin de ces deux années, ce serait parfait, après tout ce qu’il nous a fait subir.
    
    Patrice est rentré au petit matin. J’étais déjà debout, une tasse de café à la main. Il n’a même pas remarqué mes yeux rougis par une nuit blanche. Juste un « Salut » avant de filer sous la douche. Aucun mot sur sa soirée avec ses « potes », aucune question sur la mienne. Je me suis sentie invisible, comme une ombre dans cette maison. Quelle semaine horrible !
    
    J’ai tenté d’avoir une discussion sérieuse avec Patrice. Sur nous, ...
    ... sur ce que nous sommes devenus. Il m’a écoutée, silencieux, puis a simplement dit : « Je fais de mon mieux. » Ensuite, il est allé dans le salon pour regarder une rediffusion d’un match. Moi, je suis restée là, déçue, incapable de bouger, les larmes roulant sur mes joues.
    
    Ce matin, je me suis surprise à ressentir une force étrange en moi. J’ai ce nouveau projet qui m’anime : gâcher la vie de Vincent.
    
    L’appel des élèves a commencé comme à l’accoutumée. Mais cette fois, en arrivant à lui, j’ai levé la tête et je l’ai regardé droit dans les yeux pour lui montrer que je suis plus forte qu’il ne le pense. Je ne sais pas si c’était de la colère, du mépris ou simplement du courage, mais j’ai tenu bon. Il m’a répondu d’une voix presque inaudible. J’avais gagné ce round.
    
    Plus tard, en cours, nous avons abordé le sujet de la garantie décennale applicable aux vices de construction. Un sujet technique, qui a visiblement dérouté toute la classe. Je me suis arrêtée pour demander : « Est-ce que tout le monde a compris ? » Silence. J’ai remarqué l’inquiétude grandir dans les regards de mes élèves.
    
    Alors, je me suis tournée vers lui. « Vincent, pouvez-vous expliquer à vos camarades ce qu’on vient de voir ? » Les joues rouges, hésitant, cherchant ses mots, il a été incapable de formuler une réponse cohérente.
    
    Je jubilais intérieurement. Pas par méchanceté gratuite, mais parce que, pour la première fois depuis des mois, j’avais l’impression de reprendre le dessus. Ce n’était qu’un ...
«12...789...17»