1. Journal d'un monstre 1


    Datte: 07/01/2026, Catégories: #journal, #réflexion, #psychologie, #drame, #vengeance, #adultère, #différencedâge, fh, fplusag, profélève, pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... adorables.
    
    Ce soir je ressens un certain enthousiasme à retrouver les salles de classe, les élèves, ce quotidien qui m’a tant manqué. J’ai hâte. C’est étrange d’écrire ça, mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression d’être sur la bonne voie. Je vais de l’avant.
    
    Après tant de jours à croire que j’allais mieux, à tenter de recoller les morceaux de ma vie… Tout s’effondre à nouveau. J’ai envie d’enrouler ma voiture autour d’un platane.
    
    Ce matin, tout a volé en éclats. Vincent. Encore et toujours lui. Pourquoi me persécute-t-il ? Pourquoi m’inflige-t-il cette souffrance jour après jour ? Un parasite, un démon, fils de catin et du diable. Chaque évocation de lui est une gifle, chaque vision une brûlure.
    
    Je le hais de toutes mes forces. Je hais son sourire suffisant, ses airs de faux innocent. Je le hais pour ce qu’il m’a pris. Ma fille, ma vie, mon bonheur. Vincent, espèce de salaud. Que le pire te tombe dessus, que la vie te réduise en poussière.
    
    Pourquoi ne veut-il pas sortir de ma vie une bonne fois pour toutes ?
    
    Hier, j’ai perdu pied. Aujourd’hui, je dois expliquer pourquoi.
    
    L’inconvénient de vivre dans une petite ville de province…
    
    Il était là. Dans ma salle de classe. Vincent. Celui que je ne voulais plus jamais revoir. Celui que je déteste le plus au monde, celui que je voudrais voir disparaître.
    
    Tout a commencé dès la première heure de cours. J’ai accueilli mes BTS avec un sourire crispé, essayant de masquer mes angoisses. ...
    ... Alors que les élèves défilaient les uns derrière les autres, soudain nos regards se sont croisés. Le choc. Son visage, aussi inattendu qu’un coup en pleine face. Il est resté planté là un instant, lui aussi semblait surpris. Puis il s’est ressaisi aussitôt pour s’installer au fond de la classe avec un naturel déconcertant.
    
    J’ai vacillé. Le temps de quelques secondes, je me suis agrippée à mon bureau comme à une bouée, me forçant à sourire tandis que les élèves sortaient leurs affaires. Il fallait que je trouve une échappatoire, une chose à laquelle me raccrocher pour ne pas montrer mon trouble… Je ne voulais pas lui laisser voir l’effet qu’il avait sur moi.
    
    J’ai ouvert la liste des élèves sous prétexte de faire l’appel, celle que je n’avais pas pris la peine de regarder en détail la veille. Son nom était là, noir sur blanc. Cette fichue liste que j’avais largement eu le temps de regarder ! Pourquoi ne l’avais-je pas prêté plus d’attention avant ?
    
    D’une voix tremblante, mais maîtrisée, j’ai égrainé la liste ligne par ligne. Et puis, en arrivant à son nom, je suis passée au suivant. Je ne pouvais pas. Impossible de laisser ce nom souiller mes lèvres.
    
    Pendant tout le cours, je n’ai pas osé lever les yeux vers lui. J’ai fait semblant, le cœur au bord de l’implosion. À peine l’heure écoulée, je me suis précipitée dans le bureau de Charles. Il a confirmé ce que je redoutais. Aucune modification de classe n’est plus possible. Bien sûr, il fallait que ça tombe sur lui. Sur ...
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