1. La bonne étoile_3


    Datte: 07/01/2026, Catégories: restau, extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... trahison qui m’a enragée. Tu sais, ça fait longtemps que je ne me sentais pas épanouie. William faisait des efforts, mais je sentais qu’il bouillait en dessous. C’est un fou furieux. Si je ne l’avais pas sans cesse freiné, nos moments intimes se seraient résumés en un coït rapide, sans préparation, à l’arrache. Moi j’ai besoin de tendresse, de caresse, de me sentir aimée. Tu comprends ?
    — Je te comprends beaucoup plus que tu ne crois. Avec Déborah, c’était une lutte de tous les instants. Elle voulait des rapports fougueux, forts, presque brutaux. Moi, je ne sais pas aimer comme ça. J’aime découvrir un corps, le caresser, prendre doucement possession de lui. Je n’ai jamais vraiment été moi-même dans l’intimité avec elle.
    — Je te crois et je te comprends. Tu sais que je ne suis pas certaine de savoir ce qu’est réellement un orgasme ?
    — Sans blague ?
    — Non, il me faisait l’amour comme un bûcheron qui abat un arbre. Je n’avais pas vraiment le temps de m’installer dans notre intimité que c’était déjà terminé.
    — Ben moi, quand ça durait trop longtemps, j’avais l’impression qu’elle s’ennuyait.
    
    Ils en vinrent à rire de leur infortune.
    
    Ils venaient d’arriver chez Dorine.
    
    Ils entrèrent toujours en riant, ravis, finalement, de prendre les choses du bon côté.
    
    — Tu sais Jérème, en les regardant s’accoupler comme des bêtes, j’ai pensé à toi. Ou plus exactement, j’ai pensé à nous.
    — Comment ça ?
    — Je me suis dit que jamais tu ne me traiterais comme ça, comme un animal ...
    ... en rut. Toi, tu me donnerais de la douceur, des caresses, des baisers.
    — Ben, je dois t’avouer que maintenant que j’y pense, je suis encore plus persuadé que j’ai bien été le roi des cons quand je t’ai laissée ce fameux soir, sans même te dire un mot gentil, sans même essayer de t’embrasser. Je te l’ai dit l’autre jour, j’y ai souvent repensé, en me traitant de pauvre type.
    — Arrête Jérème. On était jeunes, innocents. On ne savait pas.
    — Si tu savais comme j’ai des regrets.
    — Non, il ne faut pas que tu t’en veuilles. Tu es quelqu’un de merveilleux, je l’ai toujours su. C’est drôle, mais j’ai toujours été persuadée qu’on se reverrait un jour.
    
    Elle se rapprocha et posa sa main sur son bras.
    
    — Tu vois, la vie sait parfois réparer ses torts. Nous voilà de nouveau face à face, sans entrave. J’ai peut-être changé physiquement, mais au fond de moi, je suis restée la même. Celle qui était amoureuse d’un beau garçon timide et plein de délicatesse.
    — Oh, Dorinette, je crois bien que je n’ai jamais cessé de t’aimer.
    — Alors, embrasse-moi, grand nigaud.
    
    Ils échangèrent leur premier baiser.
    
    Il avait pour eux deux, le goût de l’amour juvénile, innocent, pur. Elle lui prit la main et l’entraîna dans sa chambre.
    
    — Viens, aimons-nous, enfin.
    
    Elle s’allongea sur le dos et l’attira à elle.
    
    Il se posa délicatement et lui déposa des baisers sur tout le visage. Il s’arrêta aux oreilles qu’il mordilla l’une après l’autre.
    
    Elle lui prit le visage entre ses mains, le ...
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