1. La bonne étoile_3


    Datte: 07/01/2026, Catégories: restau, extracon, vengeance, dispute, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... son vin et c’est un bon compagnon. Alors, et toi, tu l’aimes ?
    — Elle n’est pas toujours parfaite, mais qui l’est ? Elle est accommodante et m’accepte comme je suis. Vivre avec elle n’est pas difficile et tu sais que je n’aime pas ce qui est compliqué. Je suis bien avec elle.
    — Bon, ben voilà. On s’est presque tout dit. Maintenant, j’aimerais que l’on aille vérifier que nous nous faisons du souci pour rien et que tout va bien dans le meilleur des mondes.
    
    Ils réglèrent leurs consommations et prirent la direction de la Place de la Comédie. Ils marchèrent d’un bon pas et n’eurent besoin que d’un quart d’heure pour se trouver en face de l’entrée du Régent.
    
    — C’est la bonne heure, il y a peu de clients.
    
    Jérémy laissa Dorine passer devant et ils entrèrent.
    
    Une jeune secrétaire vint à leur rencontre et reconnut Jérémy.
    
    — Salut Jérème. Qu’est-ce que tu fais là un jour de congé ?
    — Je viens voir le patron.
    — Mais, il est à Arcachon, comme tous les lundis.
    — Comment ça, comme tous les lundis ?
    — Ben oui, lui et le patron de l’Entre-Deux se retrouvent sur le bassin, dans un resto qu’ils choisissent ensemble et passent la journée là-bas à parler du jumelage.
    — Mince, je présume que Deb et le fils de l’Entre-Deux sont avec eux. Ce sont eux que nous venions voir.
    — Ah non. Eux, ils se réunissent dans le bureau du père de Déborah.
    
    Jérémy et Dorine se regardèrent complètement abasourdis.
    
    — Mais ils ne se réunissent pas tous ensemble ?
    — Ben… Non. La première ...
    ... semaine, oui, sur les quais à Arcachon. Mais je crois que c’est William qui a suggéré que lui et Déborah s’occupent de la partie logistique et matérielle du dossier. Depuis, ils se réunissent ici.
    — Mais ça fait combien de temps ?
    — Je crois que c’est la cinquième réunion. Vous venez pour les voir. Dois-je vous annoncer auprès d’eux ?
    — Heu, non, merci, Lætitia, on va se débrouiller.
    
    Ils étaient un peu décontenancés, car ils ne s’attendaient pas à une pareille information.
    
    — Mais, tu te rends compte, ça fait combien de temps qu’ils nous mentent ?
    
    Dorine ne savait plus trop quoi penser.
    
    Y avait-il des raisons particulières pour que cela ne se sache pas ?
    
    — Attends. S’ils ne nous en ont pas parlé, c’est qu’il y a forcément une raison. Il y a peut-être des difficultés et les négos n’avancent pas comme ils le voudraient. Cela pourrait expliquer pourquoi ils ne vont pas s’en vanter.
    — Je ne sais pas, mais je veux tirer ça au clair. Nous sommes en droit, vis-à-vis, toi de William, et moi de Déborah, de savoir ce qu’ils font tous les lundis depuis cinq semaines, tu ne crois pas ?
    — Je pense qu’il ne faut pas voir le mal partout Jérème. Ce n’est pas si simple de négocier sur un tel rapprochement. Et puis Willy et Deb n’ont pas forcément les coudées franches. Tu sais, le père de William a toujours voulu tout régenter. C’est lui qui nous a placés, poste par poste, durant tout notre apprentissage. Certes, il nous demandait notre avis, mais quoi qu’on eût dit, il n’en ...
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