1. Crusader Kings : l'épopée lyonnaise (2)


    Datte: 06/09/2019, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    ... difficile. Je la prie d’aller se reposer dans un endroit calme. Je lui propose les services de quelques-uns de mes courtisans qui ont sa sympathie afin de prendre soin d’elle. Elle accepte de bon cœur.
    
    Lors d’une de mes visites, je remarque que l’un des courtisans – un certain Nicolas de Donico – semble un peu trop familier avec elle. Bien vite, le doute me ronge de plus en plus. Et si ce n’était pas moi le père de cet enfant ? J’engage un espion pour enquêter discrètement sur l’affaire afin d’en avoir le cœur net, mais l’incompétent ne trouve rien de compromettant. Agnès ne perd rien pour apprendre : je percerai à jour sa perfidie !
    
    L’enfant naît en 1099 ; c’est un garçon que je nomme Nathan, comme mon frère. N’aurait-il pas les yeux de ce Nicolas ? Je jurerais que oui. Mes hommes de main capturent le félon et le torturent pendant des heures pour le faire avouer. Le fumier finit par cracher le morceau après toutes ses dents. Oui, il semble bien le père de Nathan.
    
    À partir de là, la relation avec ma femme se dégrade rapidement. Elle a beau affirmer être innocente, je ne réussis plus à la croire. Les disputes s’enchaînent jusqu’à ce qu’elle décide de retourner vivre en Savoie. J’essaie de la faire excommunier pour sa traîtrise, de demander le divorce, mais rien n’y fait : l’antipape reste sourd à toutes mes demandes. Je tente de comploter pour la faire assassiner, mais personne ne veut me soutenir. Tout le monde l’apprécie trop ; à croire qu’elle les a tous sucés, ...
    ... la ribaude !
    
    C’est sur le champ de bataille que je passe – ou plutôt que mes troupes passent – mes nerfs ! N’ayant pas decasus belli en mon nom propre, j’accepte de participer aux guerres de mes alliés. La première est une révolte lotharingienne qui dure de 1099 à 1104.
    
    Et puis mon frère obtient une revendication, celle du comté de Mâcon, sous la protection du roi de France. Hum, c’est un sacré morceau… La tâche est ambitieuse mais ne me fait pas peur. La guerre est déclarée contre la France. J’attends tout de même que ses troupes soient occupées en Espagne : toujours mieux de frapper dans le dos ! Quoi qu’il en soit, il ramène son armée en marche forcée pour m’affronter. Grâce à mes alliés, j’aligne plus de troupes sur le champ de bataille et remporte la victoire. Même Agnès, malgré nos différends, a honoré notre alliance. La France cède donc Mâcon à mon frère. Dire que mon grand-père était un comte mineur, et que moi je suis capable de faire trembler un royaume tel que celui de France !
    
    En attendant d’obtenir d’autrecasus belli, je poursuis la stratégie de mariage de mon père puisqu’elle a fait ses preuves : en 1112, je marie mon fils Bérard à une princesse de Navarre du nom d’Elbira. Bon, j’avoue, ce mariage ne m’apporte pas une grosse alliance ; je lui ai juste choisi cette épouse parce que je la trouvais vraiment bandante. L’année suivante, je fiance ma fille – enfin, si c’est bien ma fille – au roi Slavich de Croatie, un garnement d’à peine dix ans.
    
    Le gone ...