1. 0313 Encore des retrouvailles, et quelques dégâts collatéraux.


    Datte: 14/04/2025, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... mon Jérém débordé par les papouilles de ses chevaux, je retrouve son beau sourire.
    
    Je retrouve mon beau brun au Pont d’Espagne, devant la cascade, beau comme un Dieu alors que le soleil se pose sur lui et que la lumière intense fait pétiller toute sa beauté. Je nous retrouve tous les deux, grâce au cliché pris par cette nana sympathique. Je me souviens de sa main qui s’était glissée sous mon t-shirt, à hauteur de mes reins, de ce contact furtif qui m’avait donné un si grand frisson. Nous avons l’air heureux. Nous sommes si beaux.
    
    Puis au lac de Gaube, près de l’eau, assis sur une grande pierre, une jambe allongée, pied au sol, l’autre repliée contre son torse, enserrée dans ses bras, le menton posé sur le genou, la tête tournée vers la vallée, le regard au loin, contemplatif. Il est beau et touchant à en pleurer.
    
    Sur la suivante, Jérém me regarde et me sourit. Je me rappelle l’avoir appelé, pour qu’il se tourne vers moi. Sur les quatre clichés que j’ai pris, deux sont ratés. Mais les deux autres ont réussi l’exploit d’immortaliser cet instant de bonheur, son sourire à tomber, à la fois sexy et doux, craquant. Je savais que mon Jérém dans ce cadre majestueux donnerait des clichés magnifiques, et je ne me suis pas trompé.
    
    Les autres photos sont plus ou moins réussies. Dans la série prise pendant la soirée au relais, celle avec Thibaut, Jérém et Maxime est floue. Un peu mieux celle prise par Martine avec Jérém et moi.
    
    J’aime particulièrement les quelques photos ...
    ... que j’ai faites avec Jérém et les cavaliers. Mon beau brun change d’expression à chaque cliché, et il est toujours beau à tomber. Je ressens une intense nostalgie face à ces photos, la nostalgie du bonheur que je ne peux retrouver qu’à Campan.
    
    Mais je ressens également de la culpabilité. Car, en regardant les photos de Jérém à la soirée au relais, je remarque quelque chose que je n’avais pas décelé sur le moment. J’ai l’impression qu’en dépit de ses sourires, un voile de tristesse semble ne jamais quitter ses yeux. Comme si quelque chose le tracassait.
    
    Je repense à notre retour au pont d’Espagne, lorsque mon portable avait sonné. J’avais menti en lui disant que c’était Maman, mais je n’avais pas réussi à le rassurer. Une sensation que j’avais ressentie encore plus intensément peu après, le même soir, au relais, en attendant l’arrivée des cavaliers. Je le revois en train de fumer une cigarette devant la cheminée, le regard fixé sur la flamme, en silence, l’air pensif.
    
    « Je pense que je t’ai tenu à distance trop longtemps » il m’avait répondu, lorsque je lui avais demandé à quoi il pensait.
    
    J’avais tenté de lui faire comprendre que l’important c’était de s’être retrouvés, je lui avais promis qu’on ne se quitterait plus jamais. Parce qu’il était toujours et il resterait toujours mon p’tit Loup. Mais Jérém était demeuré pensif. Son malaise avec persisté pendant toute la soirée, pendant le retour jusqu’à Toulouse, le lendemain, jusqu’au moment de nous quitter. Et malgré ...
«12...678...18»