La bancelle de Noémie
Datte: 19/03/2025,
Catégories:
fh,
fagée,
jeunes,
freresoeur,
jardin,
anniversai,
amour,
Oral
nostalgie,
Auteur: Charlie67, Source: Revebebe
... insatiable. Il y eut un, deux, trois représentants masculins. Ensuite, je n’ai plus compté. J’ai béni le retour des frimas qui rendaient moins agréables les séances culs nus en extérieur. L’automne emporta cette jeunesse vers leurs chères études et je me retrouvais avec mes habitudes et les fréquentations sporadiques de papa et maman.
Et toujours pas de Noémie à l’horizon !
L’année suivante vit les vingt-cinq ans de Robert. Une petite fête s’imposait. La propriété, désertée par les anciens, avait été envahie par une horde sauvage et désordonnée qui mettait à sac les réserves buvables de la maisonnée. La soirée était à peine entamée qu’une nombreuse « viande soûle » jonchait déjà les pelouses. Le demi-jubilaire s’écarta de la beuverie pour me rejoindre. Une fois assis, il posa son verre de bière inentamé et demeura là, pensif. Son esprit divagant devait être morose car aucun sourire n’éclairait son visage.
Le tintinnabulement de la clochette du portillon lui fit relever la tête et le corps pour accueillir un nouveau convive. La sylphide qui l’accompagnait pour son retour me laissa pantois. Noémie avait encore embelli pour autant que cela puisse être possible. Elle portait une légère robe printanière accompagnée d’un mince cardigan négligemment jeté sur ses blanches épaules. Ses boucles brunes encadraient son visage à jamais poupin. Les ans glissaient sur elle, mais ne l’accablaient pas. Son cou gracile, sa taille bien prise et son allure élancée me titillaient ...
... jusqu’au plus profond de mes cernes.
Le cavalier, guidant la fille par sa menotte, la fit asseoir sur moi, pour lui éviter la vision de l’orgie se déroulant par ailleurs. Quel plaisir sans aucune commune mesure de pouvoir accueillir un séant aussi agréable ! Elle avait la légèreté et la délicatesse d’une plume. Quel dommage que mon créateur ne m’eût doté de mains pour pouvoir l’accompagner dans son mouvement, arranger sa robe, effacer un faux pli !
— Bon anniversaire, Robert, dit la belle en lui tendant un paquet délicatement enrubanné.
— Me… merci, répondit le benêt au comble de la confusion.
Il enserra les mains jointes de la belle et lui dit :
— Cela fait si longtemps.
— Oui, cinq ans aux États-Unis.
— Cinq ans, c’est long… !
« Embrasse-la, grand idiot », me dis-je. Mais non, ils se regardaient les yeux dans les yeux et ne bougeaient pas.« Mais qu’ils sont niais, ils vont encore laisser passer leur chance. » Par la force de ma volonté, je mettais comme une main dans leur dos pour les pousser.« Allez, embrassez-vous ! »
Lentement, très lentement, ils se rapprochèrent. Lentement, très lentement, leurs bouches s’entrouvrirent. Lentement, toujours très lentement, ils se soudèrent pour un premier baiser fougueux. Je les sentais amoureux, indéfectiblement amoureux. J’étais satisfait et resterais la bancelle de Noémie.
Pour le mariage, le photographe officiel trouva qu’il serait charmant de prendre un cliché du couple sous cette charmille, assis sur cette ...