Le 13e étage
Datte: 17/03/2025,
Catégories:
fh,
voisins,
amour,
Voyeur / Exhib / Nudisme
Masturbation
massage,
caresses,
intermast,
Oral
69,
pénétratio,
fdanus,
jouet,
québec,
totalsexe,
Auteur: Rb07, Source: Revebebe
... parfois des siècles, des siècles au cours desquels mon envie de Sophie montait et montait délicieusement, sans pour autant devenir douloureuse. Après déjà plus d’une année à la fréquenter secrètement, j’avais acquis la confiance, ou l’inconscience, que tôt ou tard cette envie pourrait s’exprimer. Et j’avais en tête de bien belles images de nos rencontres antérieures pour agrémenter les moments passés loin d’elle, et elle aussi, ce que nous adorions nous partager par écrit. Parfois, même, nous prenions le temps de résumer en quelques lignes le déroulement de nos ébats passés, par plaisir, pour revivre ces instants, et à chaque fois j’étais ébloui par la multitude de détails que j’avais déjà oubliés, probablement perdus dans cette brume jouissive dans laquelle nous trempions des heures et des heures durant.
Même si nos rencontres étaient fondamentalement sexuelles, j’adorais Sophie et je me plaisais à penser que je l’aurais rencontrée en pure abstinence, même pour jouer au bridge, si j’avais su jouer au bridge. Mais je savais aussi que le jeu aurait eu de fortes chances de tourner rapidement austrip-bridge, si cette déclinaison existait, peu importe notre intention initiale. Je n’avais les mots pour décrire mon attirance envers Sophie, rien d’autre que les clichés basés sur les forces élémentaires de la nature telles que « magnétique », « électrique », « nucléaire ».
Je m’étais perdu dans ses yeux, déjà. Sa voix retentit à nouveau pour me sortir de mes pensées.
— ...
... Tu veux manger ou boire un peu ?
Sophie était toujours soucieuse de mon hydratation et de mon ingestion de nourriture. Son œil médical avait constaté que j’avais peu de réserves caloriques, ce qui la préoccupait lors de nos rencontres énergiques et soutenues. Par bonté, mais aussi probablement parce que cela la servait bien, elle savait que tel un coureur de fond j’avais besoin de m’alimenter tout au long de l’épreuve physique, et que j’avais souvent tendance à négliger cet aspect. Il m’était arrivé une fois de quitter notre refuge d’un jour les jambes un peu flageolantes, et d’avoir trouvé la promenade jusque chez moi pénible à pédaler. Depuis ce moment, elle avait résolu de toujours avoir quelques aliments à me proposer.
— Non, merci, j’ai bien mangé ce matin.
— Même pas un peu de jus ? Il fait déjà si chaud à l’extérieur. De l’eau sinon ?
— D’accord pour le jus.
Sucre et eau, pensais-je, comme pour un colibri.
J’entendis la porte du frigo ouvrir et se refermer, puis la porte d’une armoire. Les pas feutrés de Sophie revinrent derrière moi. En se faufilant dans mon dos, elle passa ses bras autour de ma taille, m’offrant un verre rempli d’un jus rouge-mauve translucide.
— Merci.
Pendant que je buvais silencieusement le liquide frais en regardant par la fenêtre, elle se colla à mon dos, son nez dans mon cou, ses mains sur mon torse, ses seins pressés contre la base de mes omoplates. Je peinais encore à croire qu’après toutes ces rencontres dans des lieux ...