1. L'aventure extraordinaire d'Oscar Teunoir


    Datte: 17/03/2025, Catégories: fh, Collègues / Travail revede, Voyeur / Exhib / Nudisme caresses, pénétratio, policier, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... entières de pastels gras classés par teintes, des dizaines, des centaines même, offrant toutes les variations possibles de chaque couleur. L’œil exercé du privé remarque l’appareil photo numérique sur pied et, suspendu au plafond bas, le projecteur vidéo dirigé vers la toile. Ainsi, tout le talent du danseur de tango réside dans une image projetée qu’il remplit progressivement sur le support à l’aide de ses pastels. Un peu minable comme technique, ne faisant appel à aucun talent de dessinateur. Mais en même temps redoutablement fastidieux, puisqu’il doit faire en gros le boulot d’une imprimante.
    
    — Et voici la soublime, déclare le printer-peintre en dévoilant l’œuvre en cours.
    
    Pas de souci, c’est bien Hortense de Montsac, à poil, dans une pose à la Récamier, mais plus ostensiblement sensuelle avec une jambe pliée le pied sur le siège et l’autre pendante vers le sol. Ainsi posée, elle offre à la vue l’intégralité de son intimité, déjà très précisément travaillée sur le tableau. Oscar s’extasie, sans omettre de remarquer sur le sofa des traces encore humides et fraîches, témoins d’une copulation récente. Le tableau n’est pas terminé, la jambe posée au sol n’est encore qu’un tracé grossier permettant juste de reprendre la pose initiale pour la prochaine séance.
    
    — Pour les pétits tableaux, yé trabaillé avec des photos, mais là, il mé faut lé modèle tout entier.
    
    Oscar flatte, ils redescendent, discutent tarifs, possibilité d’en faire un second puisque le tableau en ...
    ... cours est réservé pour offrir au mari du modèle. Ils s’approchent de la banque d’accueil de la galerie, le barbouilleur semble devenir plus nerveux, se plaçant systématiquement entre le bureau et son visiteur, allant jusqu’à s’asseoir sur un coin. Inutile, l’ex-flic a aperçu ce qu’il fallait voir, un petit miroir posé à plat près d’une courte paille. Le génial Argentin doit ses yeux de braise à quelques lignes de poudre blanche. Voilà qui fera un rapport chargé à son client et, éventuellement, à ses ex-collègues des stups. Mais il manque les preuves, ou du moins LA preuve de l’adultère consommé. Avec la verrière et malgré sa saleté, c’est là que le petit drone a toute son utilité.
    
    Dans un premier temps, au rendez-vous suivant, il reste évasif avec son commanditaire, signifiant juste qu’il a un petit doute autour d’une galerie de peinture où son épouse a disparu pendant un temps relativement long. Mais il doit encore vérifier un tas de choses, si la galerie dispose de plusieurs sorties, s’il y avait un vernissage avec un cocktail ce jour-là, etc. C’est son client qui se montre le plus rassurant.
    
    — Oh vous savez, ma… femme est très férue d’art et peut passer des heures dans une galerie ou un musée. Ça n’a rien de très étonnant. Mais vous avez raison, vérifiez méthodiquement, tout est possible. Vous me voyez rassuré sur les caméras placées dans l’immeuble, je sentais bien que ce n’était pas une bonne piste. J’ai le nez, vous savez, comme pour cette galerie d’art. Mais vérifiez ...
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