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Cœur de cible
Datte: 05/03/2025, Catégories: f, fh, ff, amouroman, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... pour lui, putain obscène sans retenue aucune, juste impatiente que sa queue ne vienne remplacer finalement le jouet ridicule et nous emporte vers les cimes. Mais il n’est pas là, Olivier et je réalise que T-Rex ne me procurera au mieux qu’un plaisir coupable et honteux, un orgasme plat et froid. Froid comme ma chaufferie en panne de fioul, froid comme mon cœur désespéré. Je balance l’inefficient gadget. Il ne me reste plus qu’à pleurer. De rage, bien plus que de dépit. De colère contre moi ! Dans la matinée, au studio, Trudie a bien remarqué mon humeur massacrante, mais n’a pas osé moufter. Nous travaillons en silence, ce qui est loin d’être notre habitude et la pauvrette n’ose émettre la moindre remarque ou suggestion qu’après moult précautions oratoires. L’ambiance est tendue comme un… ressort de pendule ! Un appel va tout changer. En acceptant la communication, je me lève et m’éloigne, le cœur battant. — Oui, Olivier ? — Re-salut Carole. Est-ce que tu es libre ce soir ? Libre ? Mais plutôt deux fois qu’une ! Est-ce que par hasard mon timide nourrirait quelques regrets sur nos impasses ? — Ma foi, oui. Pourquoi ? — Tu viens dîner chez moi ? J’ai quelque chose à te… enfin… une surprise ! — Une surprise ? Je me réjouis déjà ! Vingt heures ? Rendez-vous pris ! Mon petit cœur bat la chamade : le bonheur, c’est simple comme un coup de fil ! Autant dire que c’est une autre Carole qui revient au banc de montage. La rousse irlandaise perçoit ...
... immédiatement mon changement d’humeur. — Yes ! On vient de t’annoncer que tu as gagné au Loto ! Je lui fais les gros yeux pour couper court à tout interrogatoire, mais mon sourire ne la leurre pas. — M’ouais, je vois, on ne fera pas d’heures sup ce soir, ajoute-t-elle. Ça tombe bien, j’ai repéré un p’tit lot au Fontenoy. Je pourrais bien concrétiser dès ce soir… moi aussi, ajoute-t-elle avec un clin d’œil. Sacrée Trudie ! J’imagine le petit lot en question : grande blonde à forte poitrine, sûrement. Si ça peut la calmer et lui éviter de me poser la main sur la cuisse à tout bout de champ… Cela dit, elle ne s’est pas trompée : à six heures moins juste, j’ai rangé mes crayons(façon de parler) et filé chez moi. Je sais déjà comment je vais m’habiller ! Ou plus exactement, me couvrir en fait, très partiellement, car ma longue robe noire ne cache que le strict minimum syndicalement admissible. Une longue robe toute simple, très près du corps. Le nœud à l’arrière du cou assemble les deux pans du bustier qui moule très précisément mes seins. Le décolleté, vertigineux, rase les aréoles pour que l’on aperçoive bien les traces de mon bronzage sélectif et plonge en une fente se resserrant jusque sous le nombril. La robe est longue, jusqu’aux chevilles, ou plutôt jusqu’à la cheville droite. Car elle est en effet coupée de biais, depuis l’aine gauche jusqu’à ma cheville droite où les pans sont retenus par une chaînette en or : la cuisse gauche était donc totalement découverte, le ...