Les derniers soupirs
Datte: 04/03/2025,
Catégories:
hh,
hplusag,
hotel,
amour,
Transexuels
confession,
policier,
Auteur: Samir Erwan, Source: Revebebe
... un Aristo, toujours dans une ambiance de stupre. Nous sommes rapidement revenus sur cette soirée, sans plus.
De suite après leur départ, Milly est apparue devant le miroir, et j’ai été rejoindre Jojo et Marco.
Je l’ai déjà dit : ma vie était dépravée. Le chaos dans ma tête. Jusqu’à ce que je ne rencontre Malika. À qui je n’ai jamais avoué avoir vécu une relation avec Éric, l’un de mes agents informateurs, ami et ancien colocataire de Raïssa.
Mais je viens de l’écrire. Peut-être lira-t-elle ces feuillets ? Et enfin, saisir tout le roman ?
La nuit est tombée. Nous sommes tous assis dans le salon du studio. Une lampe sur pied illumine le plafond et diffuse des ombres dans la piaule. À l’extérieur, le calme de la ville à pareille heure. Mais dans cette pièce, se sont réunis presque tous les espions du Service impliqués dans cette histoire. William et Nicolas, les deux toujours avec leurs habits noirs utilisés pour tenter de forcer l’appartement de Charlène. William tient ses deux mains entre ses jambes, comme un enfant puni. Nicolas semble ailleurs, les yeux dans le vide, réagissant peu. Juliette est présente, avec ses longs cheveux blonds en natte le long de son épaule, sa chemisette échancrée et sa jupe courte au-dessus des genoux. Elle n’est plus aussi stoïque qu’elle voudrait en avoir l’air, ses grands yeux bleus voyagent entre toutes les personnes de la pièce. Car il y a Charlène, les jambes croisées au niveau des cuisses, dans un jeans serré comme elle a ...
... l’habitude, un petit crop top blanc laissant voir son nombril, la forme de ses seins de transgenre, ses longs cheveux noirs aux reflets rouges. Il y a Raïssa, aussi, à la cascade de cheveux fous, vêtue d’une robe noire à maille côtelée, avec une suite de boutons partant de son décolleté en V. La finition à volants de sa jupe semble vouloir chatouiller ses cuisses et rend Milly jalouse. La coupe est si ajustée pour son corps que le monde de la mode semble avoir été inventé pour elle. Raïssa est devant un autre espion, Richard, toujours aussi rond et dégarni, le chef de Comité d’Action. Alain se tient non loin, guettant un geste quelconque qui pourrait s’avérer offensif. Il est aux ordres de Milly. Car je suis là, aussi, sinon je ne raconterai pas la finale de cette épopée de manipulateurs.
De suite après notre fuite du lieu de la fusillade dans la planque et sur les toits, j’ai guidé le chauffeur du fourgon durant une quinzaine de minutes : « À gauche. Continue. À droite à la prochaine. À gauche, dans le parking. Descends la rampe. Ici c’est bien. » Parking sous-terrain, lueur jaunâtre des ampoules, j’ai fait sortir tout le monde et les ai menés à un escalier de secours intérieur : « Montez ! Le chauffeur nous attendra ».
Toujours une arme en main, j’ai dit à Alain :
— Fais attention qu’aucun des trois ne s’enfuit !
Il a approuvé, a surveillé Juliette, Nicolas et William durant l’ascension vers un certain étage de la tour Elizabeth, puis lors de la marche dans le ...