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La danse des abysses
Datte: 02/03/2025, Catégories: hh, bateau, amour, jalousie, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... attribué : Melle Lopesa. Une star du rock jetée en pâture aux médias, à la face du monde, devenue icône de décadence, un avatar de chair et de sang extravagant au goût prononcé pour la luxure et le stupre, un alter ego reflétant toute la noirceur de son âme blessée comme en réponse aux tourments qui la flagellaient à grands coups de discipline. Mais cette Melle Lopesa, la star adulée qui crachait sur scène comme le dernier des gorets, qui insultait à tout-va et qui sexualisait tous ses mouvements, jusqu’à son célèbre déhanché de fesses, pour provoquer des réactions bruyantes et enfiévrées n’était qu’une partie infime de la femme dont j’étais l’amoureux éperdu, Ma Messaline. Messaline était une très belle brune du haut de ses quarante ans, elle connaissait tous les sortilèges et les enchantements pour toucher les cœurs, elle savait lire dans le feu des flammes aussi dans les rêves, elle connaissait l’art ancestral des mots qui touchent et en était devenue la grande prêtresse. Elle consomma les hommes ou plutôt leur verge, comme l’on fait d’un mouchoir à usage unique. Ils ne furent que des objets avec lesquels elle prit, coûte que coûte, du plaisir. Du plaisir jusqu’à l’écœurement. Elle fut vite repue, déçue qu’aucun mâle ne fût à la hauteur de son appétit, de sa boulimie de chair puis elle le rencontra. Il y a maintenant cinq ans, durant une chasse à l’homme, au mâle dominant, son goût de la poursuite, de se terrer, d’attendre puis de bondir et blesser ...
... l’animal, lui bloquer toute issue et de jouer avec sa proie comme un chat avec une souris, la cruelle Melle Lopesa se délectait de sa prise du soir sans se douter un seul instant que cette proie tissait une toile d’araignée afin de l’emprisonner à jamais. Hazeel Thorn, alias le fils de Lucifer, un guitariste talentueux qui devint très vite le soliste du groupe. Le quatuor avait presque le monde à genou, ces quatre musiciens aussi talentueux que tumultueux avaient mis de nouveau le feu lors de leur dernier concert avant une pause bien méritée. La reine Lopesa, chanteuse sulfureuse de Niaga Drusba accompagnée de son guitariste de génie, du bassiste, slappeur de renom Whisper Mill et du batteur Shallambeau « the butcherman » Skin avait de nouveau déchaîné les critiques suite à sa prestation qui se voulait sans équivoque. Certains médias spécialisés louaient la qualité indéniable de la musique et de ce qu’une fois encore les musiciens s’étaient donnés entièrement, et s’étaient mis à nu, jouant sur les mots puisque Lopesa s’était effectivement dévêtue. D’autres par contre, dénonçaient la vulgarité du show et également le caractère opportuniste, le groupe ne faisait qu’offrir ce que le public demandait, du sexe. C’était bien là leurs fonds de commerce, du sexe, de la drogue et du rock’n’roll. Mais loin de ces polémiques et spéculations, je ne retenais rien d’autre que le monde chantant à l’unisson les textes de Melle Lopesa, textes forts, engagés, rageurs qui mettaient en ...