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La danse des abysses
Datte: 02/03/2025, Catégories: hh, bateau, amour, jalousie, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe
... cet être tortueux soit à ce point torturé ? Je voulais garder pour moi ce secret qui le rendait fou, de donner le véritable prénom de ma belle et je voulais le garder pour moi comme un trésor sur une île déserte qui ne sert à rien mais qui nous rassure parce qu’on sait qu’il y est caché. Et je me convainquais, je me persuadais moi-même de la bien séance de ce secret, ce n’était pas à moi de lui dire, c’était à ma Messaline de lui dire, pas à moi. Il me demanda mille renseignements auxquels je ne pouvais répondre, puis devant mon mutisme, il parla de lui mais pour une fois, ce n’était pas en terme élogieux, c’était comme s’il voulait s’expliquer sur son comportement à la limite du nihilisme. Je découvrais une vraie personne, une personne vraie. Il était bien plus beau sans ses apparats, et je ressentis une tendresse toute particulière à son sujet. Les larmes commençaient à perler et je faisais mon possible pour qu’elles ne coulent pas le long de mes joues, j’avais encore peur qu’il se moque et au fond de moi, le doute qu’il ne me joue un rôle pour mieux se moquer était encore bien présent. Il perçut mes efforts et je ne doutai pas une seule seconde qu’il vit mes yeux étinceler, briller plus que d’ordinaire. Lui-même n’était pas prêt à me laisser pleurer, lui-même n’était pas prêt à me réconforter, c’est pourquoi il mit fin à notre conversation en tapotant sur ma cuisse pour se relever comme le ferait un ami, chose que nous n’étions pas encore : — Bon, c’est pas ...
... tout ça, mais je vais cuisiner pour Lopesa, mon pote ! Puis, il partit me laissant seul, sur le lit qui avait vu ma belle et cet… homme… ce… mec… Mon pote ? J’avais du mal à réaliser l’échange que je venais de vivre, et je ne comprenais pas l’émoi que j’avais ressenti. Le trouble qui me gagnait était un puissant mélange de sentiments contradictoires, il y avait encore en moi cette jalousie, cette envie, cette détestation de cet… homme(décidément, j’avais encore du mal à l’accepter, c’était bien un homme… mais je ne disais plus, ne pensais plus, ne pouvais plus dire cet être). Hazeel m’avait laissé seul sur un lit et s’en était allé rejoindre la cuisine tandis que Messaline s’extasiait devant un programme idiot à la télé. Jamais notre triangle amoureux n’avait vu ses points aussi éloignés, jamais je ne m’étais senti aussi seul mais jamais aussi proche des deux autres côtés de notre situation sentimentale. Une demi-heure était passée lorsque je trouvai de nouveau la force de me lever et décidai de rejoindre Messaline au salon. Immédiatement, je vis un verre à whisky vide, à côté d’une bouteille à moitié pleine, mais ce qui me chagrinait encore plus, j’apercevais le nécessaire à s’envoyer un shoot d’héro. Il y avait également un peu de cocaïne sur une petite glace… Que s’était-il passé ? J’avais laissé une Messaline guillerette prête à profiter de la vie d’été et une remarque malencontreuse suffit pour que Lopesa, cette sale dégénérée de Lopesa, se matérialisa de ...