1. La sculptrice aveugle - Les fins


    Datte: 05/02/2025, Catégories: fh, amour, cérébral, amouroman, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    Résumé des épisodes précédents :
    
    Après avoir fait l’amour, Soliflore se détache de son partenaire et lui montre un tel désintérêt qu’il préfère quitter les lieux.
    
    • Première fin :Les inséparables
    
    • Deuxième fin :Pygmalion
    
    • Troisième fin :Romualdœuvre
    
    Première fin : Les inséparables
    
    Prêt à partir, Romuald s’arrêta dans son élan. Il n’était toutefois pas sûr d’avoir bien entendu les derniers mots de la sculptrice. Ils étaient chargés de sens, de force et de courage. Il avait dû en coûter à Soliflore de les exprimer à voix haute. Par l’entremise de cette petite phrase, la belle s’était confiée plus qu’elle ne l’aurait désiré, un aveu qu’elle n’avait jamais prononcé à quiconque « Je t’en prie… J’ai besoin de toi ! »
    
    Il revint sur ses pas, plus sûr qu’il ne l’eut jamais été.
    
    Soliflore, dans un émoi qu’elle ne connaissait pas, en était encore à se poser mille questions, et dans cette panique relative elle avait perdu tous ses sens. Où était son amant ? était-il finalement sorti de l’atelier ? ou bien avait-il été sensible à cette déclaration ?
    
    Elle n’était pas capable de mieux. Comment aurait-elle pu ? Avouer des sentiments qu’elle ne s’avouait pas à elle-même ?
    
    Elle ne l’entendit pas s’approcher. Lorsque la main de Romuald se posa sur son bras, elle eut un dernier geste de pudeur avant d’accepter ce contact et se laisser aller. Il la ceignit tendrement et déposa un baiser dans le cou.
    
    Elle lui caressait les cheveux, les ébouriffait tandis que ...
    ... leurs corps se nouaient ostensiblement. Elle lui parla doucement, elle lui conta des histoires d’envoûtements, des histoires d’enchantements auxquels nul ne pouvait résister, elle lui parla de cette emprise, elle le traita gentiment d’ensorceleur, le sermonna de la distraire de son travail, mais au fond d’elle-même elle savait que plus rien n’était aussi important que sa vie, et cette dernière se résumait désormais dans les bras de son modèle.
    
    Elle jeta un dernier regard vers le golem, son embryon inachevé avant de les fermer pour mieux ressentir les caresses de son amant. Leurs corps ondulaient en dansant une rumba doucereuse et Soli fredonna de nouveau une mélopée dont seuls les cœurs tendres en devinent le sens.
    
    Les deux amants s’abandonnèrent et s’adonnèrent l’un à l’autre jusqu’à en oublier le jour couchant, le jour levant. Ils explorèrent le corps dans ses moindres interstices jusqu’à plusieurs feux d’artifice, la flamme au cœur, le cœur tremblant. Ensemble, ils jouèrent aux jeux de l’amour et du badinage, ils conjuguèrent l’alphabet de l’imagination et voyagèrent jusqu’aux origines du monde.
    
    Tantôt conquérante, tantôt soumise, Soliflore se donna sans retenue à son partenaire, et dans un moment de pur renoncement, de pure extase, trois mots lourds de sens s’échappèrent.
    
    Elle lâcha cette confidence sans aucune pudeur pour la plus grande joie de Romuald qui s’empressa de lui répondre en retour : « Moi aussi ».
    
    Elle n’avait jamais prononcé ces mots pour un homme ...
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