Neige
Datte: 03/02/2025,
Catégories:
Gay
Auteur: byFtmpron, Source: Literotica
... encontre. Le soir même, il avait été sévèrement puni d'avoir ainsi dérivé du chemin tracé ; la neige était dangereuse et traitresse, et il avait marché sans réfléchir ; le commandant lui avait rappelé qu'il aurait pu chuter dans une crevasse invisible et emporter ses camarades avec lui. Je l'avais observé se faire sévèrement réprimander sans rien dire. Lâche.
La nuit était arrivée et il m'avait demandé s'il pouvait se trouver seul, probablement voulait-il dire pour un moment, mais, vexé, j'avais décidé de quitter la tente et avais trouvé refuge dans celle de deux autres camarades. J'avais expliqué que Sely ne se sentait pas dans son assiette et qu'il allait potentiellement être malade ; mes camarades avaient accepté cette excuse avec de petits rire entendus. « Trop bu, hein? A moins que ce ne soit le commandant qui lui a fait faire dans son froc.
J'avais secoué la tête, préférant les laisser penser que Sely avait abusé de sa ration de rhum réglementaire plutôt que de leur dire que je m'étais comporté comme un idiot avec lui et que c'était moi, l'origine de son malaise. J'avais passé les jours suivants serré avec mes camarades, qui ne me posèrent guère de question supplémentaire, mais qui ne cessaient de jeter des regards entre Sely et moi ; ils comprirent rapidement qu'il y avait anguille sous roche, mais je leur su grés de ne pas me poser de question. Nous demeurâmes en froid l'un et l'autre, sans que je n'ose y faire quoi que ce soit.
Jusqu'à ce soir. Jusqu'à ce ...
... regard fuyant, qui m'avait fait tant de peine ; il me manquait et je ne voulais pas que nous fussions séparés pour une telle broutille.
Je me redressai silencieusement et m'extirpai de mes couvertures, avant d'enfiler une veste épaisse, ainsi que mes bottes. Lorsque j'ouvris les pans de la tente, j'entendis la faible protestation de mes camarades, et je m'empressai de refermer les battants. Je constatai que pendant que je passais de longues heures à me complaire dans ma misère, la tempête s'était calmée. Cependant, la neige s'était, effectivement, accumulée sur notre camp ; elle m'arrivait à hauteur de genou.
Non sans difficulté, je parcouru la distance qui me séparait de la tente de Sely ; les sentinelles me firent un bref salut, accroupies auprès d'un feu qui luttait pour ne pas se faire engloutir par le froid. Il avait beau faire meilleur, la nuit était terriblement sombre, par ici. Je n'y voyais pratiquement rien ; je me trompai deux fois de tentes avant de trouver la bonne et soufflai « Sely?
La nuit était si avancée que je craignis de le réveiller, et c'était sans doute le cas. Je piétinai de froid pendant un long moment, et j'allais faire demi-tour quand il finit par dénouer les pans de sa tente et m'ouvrit, les sourcils froncés. « Rentre, enfin, il fait glacial ! ordonna-t-il, et je m'engouffrai dans l'abri en le remerciant.
Une fois dans la pénombre de la tente, j'ôtai mes bottes, et ma veste en frissonnant. « Tiens me fit Sely en me tendant malgré lui une ...